Régionales : Christian Estrosi appelle au "pacte républicain"

Dernier virage avant le sprint de dimanche qui se jouera dans un mouchoir : si Renaud Muselier a fait le plein à gauche avec retrait de la liste Felizia et "l'endorsement" de Jean-Marc Governatori,Thierry Mariani a encaissé l'indication de vote de Jean-Noël Chiusano (DLF) qui dimanche dernier avait reçu près de 3 points de voix de la part des électeurs.

Compte tenu des indications qui viennent des sondages qui n’estiment l’abstention qu’en diminution de 3 points, le résultat reste en balance et empêche toute prévision.

Après l’indication de vote de la part de l’état majeur de Les Républicain , Jacob-Larcher-Baroin, Renaud Muselier a reçu celle, oh combien précieuse, de la part de l’ancien Président de la République Nicolas Sarkozy qui reste une référence pour l’électorat de la droite.

Reste le silence des cadors locaux Eric Ciotti, David Lisnard qui, tranchés dans leur "ni-ni", favorisent objectivement Thierry Mariani qui a tout de même reçu 4,5% de voix de plus que le candidat de "leur" parti. Comme les deux, invoquent toujours la "clarté" dans le positionnement de leur parti, on pourrait dire que plus "clair" que comme ça, c’est difficile !

Quant au troisième homme fort de la droite départementale, Jean Léonetti, il se complait dans le rôle de Ponce Pilate. Malheureusement pour lui, s’en laver les mains n’est pas un geste neutre comme on pourrait le penser.

Par contre, qui est bien loin de rester en retrait , c’est bien Christian Estrosi plus engagé que jamais en soutien de Renaud Muselier et de... lui-même (les financements régionaux au département des Alpes-Maritimes chiffrent à 300 millions par an, depuis que Christian Estrosi et, successivement, Renaud Muselier ont remplacé le socialiste Vauzelle à partir du 2015). "Ces élections peuvent avoir des conséquences économiques et sociales terrifiantes si un grand parti républicain ne l’emporte pas", a-t-il affirmé lors du dernier meeting qu’il a animé hier en fin d’après-midi devant une assistance nombreuse et en présence des candidats régionaux et départementaux (ceux-ci, des seuls cantons niçois).

Si le premier tour de ces élections a été marqué par une très forte abstention qui atteint presque les 70%, provoquant l’alerte "démocratique" (et oui, si les gens ne votent pas comment parler de démocratie représentative ?) et polémiques à ne plus en finir, Christian Estrosi présente son analyse, "il faut une reforme qui facilité le vote", et profite pour faire des propositions pour renforcer le rôle de la Région aux yeux des électeurs : "Mais aussi une réforme de décentralisation qui donne du pouvoir aux collectivités dont nos concitoyens ne savent pas l’utilité. Faisons du président de région le patron de Pôle Emploi dans sa région au lieu de centraliser à Paris. Et également celui de l’Agence Régionale de la Santé (ARS), lui qui connait bien le terrain comme a été démontré lors de la pandémie et de campagne de vaccination, au lieu d’un obscure fonctionnaire ministériel".

Pour ce qui est de l’élection de dimanche prochain, Christian Estrosi appelle au pacte républicain : "Notre bonne gestion a permis à nos territoires d’avoir à leurs côtés une région et un département forts et unis au moment où ils en avaient le plus besoin, lorsqu’il a fallu faire face aux différentes crises que nous avons traversées ensemble. Ce travail au service des territoires, nous devons faire en sorte qu’il puisse se poursuivre."

Sa conclusion était en "crescendo" : "Il suffit de voir le non-programme économique du RN, alors que c’est la compétence majeure et première des conseils régionaux" , et son appel sans tergiversation : "Aussi pour ne pas laisser la gestion de notre région au Rassemblement National, il est important d’être pleinement mobilisé pour ce second tour."

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