Régionales : "faire de la place" à la gauche en cas de victoire pour Christian Estrosi

Alors que ce matin, en conférence publique, Renaud Muselier présentera ses propositions pour "indemniser" la liste de gauche (socialistes-écologistes et communistes) qui s'est retirée du deuxième tour pour faire barrage au RN de Thierry Mariani, Christian Estrosi colistier et bras droit du candidat-président estime que « les sacrifiés ne doivent pas être exclus ».

Comme en 2015, la gauche renonce à avoir des élus au Conseil régional pour les six prochaines années. Un « sacrifice » reconnu par le maire de Nice, Christian Estrosi (ex-LR), qui après avoir salué l’« esprit de responsabilité », appelle à leur « faire de la place », même s’il n’est pas évidemment possible de laisser la gauche entrer « dans le futur exécutif ».

En 2015, en occasion de son élection dans les mêmes circonstances, Christian Estrosi, tout juste élu président du Conseil régional, avait déjà avancé l’idée d’un « conseil territorial » réunissant les élus de gauche et ayant vocation à « formuler des propositions qui pourront être débattues dans notre assemblée sur décision de l’exécutif ».

En fait, cette proposition n’était jamais allée au delà de son énonciation. Il faut croire que cette fois-ci les potentiels élus de gauche ont demandé et obtenu des engagements plus précis.

Renaud Muselier a juste amorcé que "des moyens seront mis à disposition pour permettre de présenter des délibérations (?), des motions ou des voeux conformément au règlement intérieur (...] de façon à ce qu’il y ait une voix de mon opposition qui ne peut pas s’exprimer".

En attendant d’en savoir plus, le principal intéressé, Thierry Mariani, a commenté ironiquement le deal : "En 2015 Castaner avait mis deux heures à se retirer, en 2021 à Felizia a fallu deux jour", avant de revenir sur les propos de Christian Estrosi : "Le maire de Nice veut «  faire de la place à la gauche en cas de victoire  ». Ça veut dire quoi  ? Leur donner des moyens matériels pour exister politiquement  ? Subventionner certaines associations comme SOS Méditerranée ? Tout ça est un peu obscur."

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