Régionales : LREM est plutôt un boulet qu’un soutien à Emmanuel Macron ?

Le mouvement d'Emmanuel Macron a été relégué à l'arrière-plan pour ce second tour des élections régionales et départementales, échouant à jouer le rôle d'arbitre.

Les candidats macronistes étaient arrivés troisièmes, quatrièmes voire cinquièmes lors du premier tour. Comme un mauvais remake des élections municipales de 2020, où le mouvement d’Emmanuel Macron s’était effacé derrière les partis traditionnels et les Verts.

Comment expliquer ce mauvais score et son corollaire, l’absence d’implantation locale de LREM ? Effectivement, le mouvement d’Emmanuel Macron, qui n’existe que depuis 2016, a attiré de nombreux inconnus mal identifiés par les électeurs.

Officiellement, le mouvement compte 400 000 adhérents mais il suffit de s’inscrire sur internet pour être comptabilisé comme adhérent. Impossible de savoir combien d’entre eux sont réellement actifs sur le terrain.

L’organisation de LREM et son fonctionnement expliquent aussi ces mauvais résultats. L’idée, c’était de ne pas structurer territorialement le mouvement. Il y a des référents départementaux qui sont nommés au niveau national, et le mouvement est donc centralisé et personnalisé.

Mais les mauvais scores du parti présidentiel aux élections locales sont-ils uniquement dus à la récente création du mouvement d’Emmanuel Macron ?

Si le projet du Président de la République, c’était de refonder le débat démocratique, de dépasser le vieux clivage droite-gauche, les échecs successifs aux élections territoriales ont plutôt renforcé la présence des partis traditionnels.

Quelles conséquences pour 2022 ? Si les deux élections n’ont rien à voir, les échecs du parti présidentiel pèseront-ils dans la réélection d’Emmanuel Macron ?

Emmanuel Macron pense probablement qu’il va gagner la présidentielle par le haut sans construire une implantation locale, chose que font les partis traditionnels.

A-t-il tort de le penser ?

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