Régionales : Renaud Muselier garde sa liste et le soutien de Les Républicains

Lors du Conseil stratégique de Les Républicains , Renaud Muselier a simplement demandé qu'il n'y ait pas de nouvelle liste LR contre lui. Tout en rappelant son attachement à son parti, d 'après lui, "si on est dans cette merde, c’est parce qu’on n’a pas de candidat pour 2022".

Christian Jacob , président du parti, qui devait arbitrer ce cas épineux , s’en est sorti en tapant en touche : " on est pas dans une logique d’exclusion" - a-t-il déclaré. Cela suppose qu’il n’y aura « aucun parlementaire En Marche et aucun membre du gouvernement sur notre liste », a ajouté à l’issue d’une réunion de la Commission nationale d’investiture.

David Lisnard , maire LR de Cannes, qui avait défendu l’idée d’une "liste claire, nouvelle et fraîche" peut replier bagage. Il devra se contenter de l’opposé de ses préconisations.

Le sentencieux Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, et partisan d’une ligne "parallèle et convergente" à celle du RN , avait crié à l’outrage : " Ils ont osé l’inimaginable." et d’y ajouter : " Renaud Muselier s’est placé en dehors de notre ligne politique . Il n’est plus que le candidat de LREM".

Hier , il a voté contre le maintien du candidat en tant que tête de liste avec le soutien de LR. Désavoué par les siens , il devra avaler la pilule à double titre , étant lui même le président du Comité d’investiture , en plus que Président des LR des Alpes-Maritimes.

Ai final au prix de quelque arrangement , tel "l’investiture" qui devient un "soutien", les macronistes qui ne sont plus des "marcheurs" mais des "soutiens du président sortant dont ils apprécient le bilan et le programme", un communiqué cosmétique « Il a une majorité régionale sortante, qui est la colonne vertébrale » et puis « d’autres formations politiques et d’autres représentants politiques qui viennent s’agréger au service de l’intérêt général » permet de sortir de l’impasse.

Renaud Muselier fera donc sa liste comme bien l’entend :" Cette journée de clarification aboutit au soutien de ma famille politique , les Republicains. A présent, on va pouvoir parler de notre projet ! Ma logique reste la même : le rassemblement des compétences et des équipes qui font passer "Notre region d’abord !" . Voilà le slogan qu’on écoutera souvent tout au long de la campagne électorale.

Chez Les Républicains on fait profil bas : le pragmatisme a prévalu sur l’orthodoxie.
Le danger de perdre la partie et de finir à l’opposition comme il est déjà arrivé à la mairie de Marseille est trop fort pour qu’on se perd dans les bisbilles des dissertations sur les alliances électorales. D’abord, on prend ( ou maintient) le pouvoir, puis on mettra une étiquette à la ligne politique.

Comme écrivait Shakespeare, "Much ado for nothing" ( beaucoup de bruit pour rien).

* ce dimanche sur le journal Nice-Matin

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