Thierry Mariani a présenté son "bouclier sécuritaire" pour les régionales

La tête de liste pour le Rassemblement national a donné une conférence de presse pour exposer son programme sécuritaire. TER, lycées, protection des femmes, soutien aux maires. Plusieurs mesures et une remise des pendules à l'heure.

"La première région de France en terme d’homicides". C’est le triste constat qu’a établi Alexandra Masson-Bettati, cheffe de la liste "Construisons la région de demain" dans les Alpes-Maritimes. La candidate poursuit en assenant un ensemble de chiffres pour décrire la situation dans la région PACA. "Une agression gratuite toutes les 40 secondes, trois viols par heures, 85 faits de violences sur les forces de l’ordre..." Elle finit par donner le coup de grâce à la SNCF. Selon un rapport interne, la gare de Nice-Ville est "la moins sûre de la région". Nice saint Augustin serait la gare "qui s’est la plus dégradée".

Un programme en quatre points

Première mesure, la création d’une "police régionale des transports". Elle serait sous l’autorité du préfet de police. L’objectif sera de recruter "70 agents par an pour atteindre un effectif de 500 agents en fin de mandat. "On ne doit pas plus avoir peur en rentrant du travail ou du lycée en train" renchérit Phillipe Vardon. Le coût de cette mesure devrait représenter 3,3 millions d’euros chaque année. Pour chapeauter tout ça, des postes seront installés dans les gares D’Avignon, de Toulon et de Nice.

Viennent ensuite les "lycées sûrs". Le conseiller municipal de Nice dénonce "les abords des lycées qui sont devenus des lieux d’affrontements et de trafics. La drogue circule et menace nos enfants." Le plan de prévention prévoit "16 unités mobiles de sécurisations des lycées, soit 160 agents recrutés."

La sécurité des femmes est aussi "la première des libertés." Thierry Mariani compte instaurer un "wagon sûreté" dans l’ensemble des TER à partir de 21 heures. En cas de violences conjugales, un réseau d’hébergements d’urgence sera créée pour mettre en sécurité ces victimes. Si certaines femmes se sentent en danger et ont besoin de parler, un numéro gratuit régional sera bientôt mis en place. Ce dernier sera géré par des associations.

Enfin, la région "soutiendra tous les maires qui iront dans le sens de la sécurité de leurs habitants." Comment ? En finançant leurs projets grâce à une enveloppe "dédiée" annuelle de 20 millions d’euros." Phillipe Vardon met donc fin à la polémique concernant son plan bouclier décrit par Thierry Mariani. "Pour un euro dépensé dans une commune dans un projet pour la sécurité, un euro sera financé par la région." Cela concernerait par exemple l’achat de gilets pare-balles, la mise en place de la vidéo-surveillance dans les lycées...

La contre-attaque de Thierry Mariani

On l’attaque sur ses propositions. Lui répond sur les résultats de l’actuel président de la région. Il enchaîne ensuite sur l’échec de l’installation d portiques de sécurités dans les gares. "Cela aurait coûté au contribuable 6,8 millions d’euros. Pour la même somme , cela aurait permis le recrutement de 150 agents supplémentaires pour la sécurité ferroviaire."

L’ancien maire de Valréas veut aussi dénoncer les mesures inadéquates de son "frère ennemi". Le président des Régions de France ambitionne d’installer 1 500 places de prison dans la région PACA. Lui indique que ce n’est pas "sérieux". Il explique que ce n’est pas dans les compétences et les moyens de la région."Une place de prison coûte 200 000 euros, soit en tout 300 millions d’euros. À titre de comparaison, c’est le coût de 5 à 6 lycées neufs."

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Jane Doe

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