Veillée d’armes pour des régionales très disputées mais peu mobilisatrices

Une âpre compétition, mais des urnes qui risquent d'être encore boudées : on vote dimanche pour un second tour des régionales et départementales qui électrise la classe politique à un an de la présidentielle, mais beaucoup moins les électeurs.

Si l’effervescence règne dans les états-majors, l’électeur, lui, reste à convaincre. Avec une abstention record au premier tour (66,7%) les pronostics sur l’état de l’opinion pour dimanche (et au-delà pour 2022) sont fragiles.

Tous les responsables politiques (tenus au silence samedi) ont appelé ces derniers jours l’électorat à se mobiliser davantage, sans vraiment convaincre selon les sondages qui ne prédisent aucun rebond notable.

Le duel, en région PACA, sera sans doute le vote le plus suivi : le RN y trouve sa seule chance de remporter la première région de son histoire.

Arrivé en tête, le lepéniste Thierry Mariani affronte le sortant LR Renaud Muselier, au profit duquel la liste de gauche-écologistes de Laurent Félizia s’est retirée.

Les derniers sondages donnent un résultat très légèrement favorable à M.Muselier, toujours à la merci d’une remobilisation de l’électorat RN.

Dans l’ombre de ces régionales, les départementales dans les Alpes-Maritimes ont été logiquement marquées par une abstention massive équivalente, et des équipes sortantes issues des partis de la droite "républicaine" largement en tête au premier tour.

La Région Sud-Provence-Alpes-Côte Azur est la 27e par nombre d’habitants et la 55e par PIB/par habitant des 145 régions européennes.

Dans la période 2014-2020 elle a reçu 950 millions de financements de la part de l’Union Européenne.

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