Accueillir les réfugiés, un devoir et un sursaut d’humanité

Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, l’Europe connaît ce que d’autres peuples connaissent , un déplacement massif de population. Nous avons encore peine à réaliser l’ampleur du nombre de personnes qui vont devoir trouver un refuge : l'évaluation actuelle est que 5/6 millions d’ukrainiens vont quitter leur pays. Les réfugiés, dans l’espoir et l’attente de retrouver leur foyer s’installent le plus souvent au plus près, en Pologne, en Hongrie et en Slovaquie mais il est évident que beaucoup rejoindront le reste de l’Europe dont la France.

Les estimations non officielles mais réalistes les évaluent à plusieurs dizaines de milliers. . Nous avons le devoir de les accueillir.

Oui on peut à la fois se réjouir et sursauter de l’ampleur et de la rapidité de la réponse : 50 000 places d’hébergement libérées pour les familles ukrainiennes.

Espérons que les réfugiés ukrainiens dont la vie nous ressemble tant et le malheur nous émeut à raison sauront faire fondre les cœurs secs de ceux qui ont tenté de faire croire depuis des années qu’il était possible et même raisonnable de monter des barbelés et de repousser des bateaux. Parce que les histoires de réfugiés sont toutes les mêmes. Elles racontent une solidarité de proximité. Ce qui est le plus touchant, c’est évidemment les familles françaises qui ouvrent leurs portes et retrouvent ces gestes de simple humanité .

Trouver un sens dans la barbarie qui frappe l’Ukraine est un exercice impossible. Espérons au moins y trouver un sursaut.

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