Coup de bourrasque sur le Vieux Nice !

En dix ans, la vieille ville n'est plus la même. Les couleurs provençales sont estompées, certaines places et rues sont infréquentables à cause de l'insécurité ou même de l'odeur ! Plus rien n'anime le quartier historique de la ville de Nice, ni fêtes niçoises ou carnavals... Les commerçants ont décidé de réagir en créant l'association Synergie. Vie de quartier paisible entre façade rose et façade terne ©Gaëlle Assoune

"La vieille ville est le poumon de Nice. Sans elle, une partie du patrimoine niçois risque de perdre ses lettres de noblesse, celles qui font que Nice est une ville touristique reconnue internationalement" s’insurge Fabrice Rochefer président de l’association.

Après la vague de cambriolages qui s’abat sur les commerces du Vieux Nice au mois de décembre 2005, les commerçants décident de se mobiliser en lançant une première pétition grâce à laquelle ils réunissent plus de mille signatures. Puis, ce sont les discussions avec la Mairie et les services de Police qui sont lancées. Depuis Avril 2006, Synergie est inscrite officiellement en tant qu’association de quartier et en juillet avait lieu la première réunion mensuelle entre elle et les forces de police.

Leur programme : Sécurité, propreté et manifestations culturelles !
"Depuis nos différentes actions, la sécurité est renforcée par des effectifs policiers supplémentaires afin d’assurer davantage de patrouilles.

Graffiti aux abords des commerces
©Gaëlle Assoune

L’établissement d’un commissariat municipal nous a même été promis" explique Fabrice Rochefer. Et d’ajouter : "Pour la propreté de nos rues, nous travaillons avec le Territoire et les services de la Mairie. " Les membres de l’association revendiquent dans un premier temps un deuxième service de nettoyage plus tardif, surtout l’été ; des clefs pour les locaux à poubelles qui sont fermés le soir, car les commerçants n’en ont pas ; une dératisation effectuée régulièrement et plus souvent.

Mais les besoins du quartier ne s’arrêtent pas là. L’association prévoit également de trouver des solutions en ce qui concerne les graffitis non esthétiques qui dégradent les devantures des magasins, ou de restaurer les façades aux couleurs de Provence.

Centre Communal
©Gaëlle Assoune

Du côté du cours Saleya, il existe un centre d’accueil pour les SDF, et les membres de Synergie trouvent qu’il ne favorise pas le tourisme de quartier. "Il faudrait déplacer ce centre ailleurs, et nous pourrions ainsi récupérer le local pour en faire une crèche. Cela faciliterait les engagements familiaux des commerçants. Il n’existe plus d’écoles ou de crèches dans le Vieux Nice" souligne le président de l’association.

Toutes ces dispositions sont liées à l’économie du tourisme, mais surtout à contribuer à la bonne vie du quartier. Car de plus en plus de riverains et de commerçants sont témoins d’incivisme. Les poubelles ne sont placées qu’aux abords des places publiques et des rues bondées, comme celles de la préfecture et du cours Saleya, ailleurs elles sont rares et les déchets finissent souvent par terre.

Rue de la Préfecture
©Gaëlle Assoune

"La dernière fois, j’ai vu trois sacs poubelles voler par-dessus une fenêtre pour atterrir dans le conteneur qui se trouvait dans la rue, comme au Moyen-Âge ! On jette tout par la fenêtre" s’étonne Hélène Albou, attachée aux manifestations culturelles de l’association.

Mais les choses bougent assez vite quand on se mobilise, et dès que les problèmes majeurs liés à la propreté seront réglés, c’est Hélène qui prendra en charge la réalisation des événements festifs dans les rues du Vieux Nice. "Je commence déjà à penser à quelques chose de sympa pour Noël. Une décoration luminaire des rues, des sapins, une animation musicale, et pourquoi pas un repas entre riverains" s’enthousiasme-t-elle.

Rue animée du Vieux Nice
©Gaëlle Assoune

Le but de cette association est de fédérer un maximum de personnes afin de créer une "synergie" capable de faire bouger les choses. Car plus il y a d’adhérents plus ils sont entendus lors de réunions à la mairie.

Les cotisations sont de 25€ pour les commerçants et de 5€ pour les riverains.

Si vous désirez en savoir plus, adressez-vous à Fabrice qui tient le Nocy-Bé, 6 rue Jules Gilly ou à Hélène du Bar des oiseaux, au 5 rue St Vincent.

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Jane Doe

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