Nicolle Martin (Skal Côte d’Azur) : comment relever le domaine du tourisme après le confinement ?

Club regroupant les acteurs locaux du tourisme depuis 1933, le SKAL Côte d’Azur a convié une grande partie de ses membres pour une soirée de retrouvailles au IT VILLAGIO de Cap 3000. L’objectif ? Présenter les nouveaux membres, mais également permettre de raviver le tourisme de la région ensemble. Nicolle Martin, présidente du club, nous parle des difficultés qu’il va y avoir cette année, mais aussi de la confiance qu’elle a envers ses membres pour rendre cette zone à nouveau attractive.

NP : Combien de membres avez-vous gagné depuis que vous êtes à la tête de ce club ?

NM : C’est depuis septembre 2018 que j’y suis. À l’époque, il n’y avait que neuf membres. Ce n’était qu’une question de temps avant que celui-ci ne ferme par manque personnes. Mais j’ai réussi à attirer du monde, et aujourd’hui je suis fière de dire que nous sommes une centaine. Je vais même devoir ralentir les adhésions afin de garder le côté familial de notre club.

NP : Comment votre club a-t-il évolué cette année ?

NM : Déjà, malgré le confinement, j’ai eu cinq nouvelles adhésions. Donc je suis heureuse de voir que cela intéresse toujours des personnes au vu du contexte. Ensuite, nous marchons beaucoup au « B2B » (Business to business, ndlr). C’est-à-dire que, lors de notre rencontre mensuelle, les membres discutent et s’échangent leurs cartes de visite afin de faire du business entre eux, de s’entre aider. Par exemple, un hôtelier va travailler avec un restaurateur, qui va également travailler avec une agence de voyages et ainsi de suite. En plus, notre club a évolué avec le temps car il n’y avait quasiment que des retraités qui étaient membres. Nous sommes passés d’un SKAL vieillissant à un SKAL ayant des membres de 25 à 65 ans. Tous continuent leurs activités et sont donc très impliqués.

NP : Cela fait donc deux ans que vous êtes présidente du SKAL Côte d’Azur, mais en quoi 2020 va être une année plus difficile pour vous ?

NM : Le mois de mai est mort. Le mois de juin également. Pour juillet, avec le 14, il devrait y avoir la réouverture des frontières, et pour le moment, les réservations hôtelières sont encourageantes. Donc, pour moi, la saison commencera réellement dans les semaines qui suivent et, du moins on l’espère, on va normalement passer un très bon mois d’août et de septembre si le Covid-19 nous laisse tranquilles. Si ça se passe comme prévu, on va réussir à aller jusqu’au 15 novembre (début de la saison plus creuse), comme pour les autres années. C’est surtout l’événementiel et le tourisme d’affaires qui ont été touché. Mais concernant le tourisme de loisirs, ça devrait bien se passer.

NP : Quelles ont été les plus grosses pertes du domaine touristique jusque-là ?

NM : En deux mois, il y a eu de nombreux évènements annulés ou partiellement annulés. Rien que le Grand Prix de Monaco a eu un grand impact dans le milieu. Mais on peut également citer le Festival de Cannes et d’autres salons prenant place dans la même ville, le Carnaval. Ou encore la Fête du Citron.

NP : Les acteurs du tourisme vont-ils adapter leurs offres pour cette année particulière ?

NM : Dans notre plan de relance, nous avons créé des forfaits hôteliers avec nos membres du domaine. Nous les avons diffusé dans les quatre cents clubs du SKAL dans le monde entier. Ils possèdent des prix très attractifs pour la période de l’été, cela afin de donner l’envie aux gens de découvrir de nouveaux endroits.

Nicolle Martin, présidente SKAL Côte d’Azur
©Kevin Vestri

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Jane Doe

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