L’Agoraé, épicerie sociale et solidaire de la Face06 ouvre ses portes pour la 9è année consécutive

Face au coût élevé de la vie étudiante azuréenne, l’AGORAé de Nice a ouvert ses portes pour la 9e année. Développé par la Fédération des Associations Générales Étudiantes (FAGE) en 2011, le projet est porté territorialement par la Fédération des Associations et Corporations Étudiantes des Alpes-Maritimes (FACE 06) depuis 2012.

Un projet « pour les étudiants, géré par les étudiants », afin d’offrir services et activités aux étudiants dans le besoin.

Cette épicerie solidaire, également lieu d’échanges, de débats et de services associatifs, donne ainsi accès à des produits variés et de qualité à -85% du prix du marché.

Pour bénéficier de l’aide alimentaire, l’étudiant doit remplir un questionnaire en renseignant sa situation financière, en la justifiant par un dossier, composé de pièces justificatives (pièce d’identité, certificat de scolarité, justificatifs de dépenses et de ressources). L’équipe de l’AGORAé accueille les étudiants du lundi au vendredi, de 17h00 à 20h00 afin d’accueillir ses nouveaux bénéficiaires et ceux souhaitant remettre leurs pièces justificatives en main propre.

Une fois le dossier de l’étudiant composé, l’équipe de l’AGORAé l’étudie anonymement lors d’une commission. Le dossier est accepté dès lors que l’étudiant dispose d’un "Reste à Vivre journalier" inférieur ou égal à 7,60€ (l’équivalent de 2 tickets de restaurant universitaire). Après acceptation du dossier, l’étudiant bénéficiaire peut venir faire ses courses et profiter du panier mensuel (entre 10€ et 22€) qui lui est accordé, selon son reste à vivre journalier.

Mais l’AGORAé ne doit pas créer une dépendance ; ainsi, les porteurs du projet déploient leur énergie pour lutter contre l’exclusion et l’isolement social des bénéficiaires. Ces derniers sont incités à réfléchir à leur projet personnel et assister aux différentes activités et ateliers mis en place, qu’il s’agisse de repas à thème ou de sorties en groupe.

Au-delà de carences alimentaires, les bénéficiaires sont pour la plupart dans des situations de vie inacceptables. Il faut donc plus que les accompagner, prendre des initiatives et assurer une sécurité, pour ne pas rester passifs devant des situations urgentes.

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