L’escale fête ses 20 ans

L'association l'Escale a fêté ses 20 ans sur la Promenade du Paillon. Cap Jeunesse et le centre social Le Village, s'occupaient également des jeunes présents. Un concert a fait l'animation toute l'après-midi de mercredi.

L’Escale

L’événement avait pour but de faire connaître « L’Escale », surtout au jeune public à qui elle s’adresse. Elle vient en aide aux 11-25 ans, et à leurs parents. C’est pour cela qu’elle a eu l’idée d’organiser un concert. Le point d’accueil et d’écoute anonyme et gratuit s’occupe de l’orientation, de la prévention, accompagne dans différentes démarches et informe sur des activités et formations. Une aide financière au permis de conduire est proposée à de nombreux jeunes (familles non imposables). Il est possible de prendre rendez-vous avec un psychologue, ou de consulter sans rendez-vous les lundis, mercredis et jeudi de 13h à 17h, vendredis de 9h à 13h.

La psychologue nous a apporté d’autres informations. Le service de psychologie avait fermé pendant les confinements. A sa réouverture, il a connu une hausse de sa fréquentation, qui s’est ensuite stabilisée. Les personnes dans le besoin sont encore suivies. Certaines étaient angoissées, ne voulaient plus sortir. Les plus touchées étaient « déjà fragiles mentalement ».

La précarisation a engendré beaucoup de demandes sociales, mais il n’y a rien de nouveau. La demande des jeunes est toujours importante.

Centre social « Le Village »

Ahmed représente « l’Espace Info Jeunes », dont il est le référent, qui se situe au centre social de l’Ariane. « Le Village », qui existe depuis 13 ans, a pour but de « créer et mettre en place des actions avec les habitants du quartier », pour « créer du lien ».

« L’Espace Info Jeunes » fait de « l’orientation généraliste », propose de l’aide dans des projets, la mobilité, pour passer le permis de conduire, créer un CV, une lettre de motivation, et commencer à chercher un emploi.

Ahmed communique à propos de cet espace sur les réseaux sociaux, afin que davantage de jeunes utilisent ses services. C’est Instagram qui fonctionne le mieux. Vous pourrez trouver également des informations sur les aides dont le jeune public peut bénéficier, ou sur des événements, bons plans, et des sensibilisations éducatives à divers sujets.

Les missions du centre sont diverses : « renforcer le lien social », « faciliter l’autonomie des personnes et leur insertion », et « soutenir l’exercice de la citoyenneté ». Des partenaires interviennent pour différents services et permanences. Un espace d’expression existe pour les adhérents. Le « Centre d’Information des Droits des Femmes et des Familles » a une permanence de soutien psychologique. Le « Service d’Information d’Accompagnement des Séniors » renseigne sur l’accès aux droits. Le « Service d’Information Sociale et de Proximité » et l’association « ENIPSE » (qui effectue des tests VIH) interviennent également.

« Cap Jeunesse »

« Cap Jeunesse » est le « Bureau Info Jeunesse de Nice ». Il était présent pour se présenter, donner des renseignements qui concernent la jeunesse, notamment sur l’emploi, le service civique et le logement.
L’association a fusionné avec « Agis 06 », une agence immobilière à vocation sociale qui souhaitait se faire connaître.

L’équipe de « Cap Jeunesse » est constituée de seulement deux personnes, présentes à l’événement pour nous en dire plus. Le public étant le même que celui de « L’Escale », le Bureau a pu promouvoir ses services. Il proposait comme animations ludiques une chasse aux fake news, « la boussole des jeunes » et un quizz. Les personnes qui se rendent au local le connaissent déjà, et ont « une bonne raison » de venir, d’après l’équipe.
Ils se renseignent notamment sur le logement, ou l’orientation. Certaines périodes, comme la rentrée ou la fin d’année, ont des « demandes spécifiques ».

Beaucoup d’ateliers et d’actions populaires sont organisés, comme « le petit déjeuner de la création d’entreprise », un « théâtre d’improvisation » pour s’entraîner à s’exprimer oralement, ou deux semaines consacrées à la mobilité internationale. Il est aussi possible de consulter une sophrologue.

« La demande s’est diversifiée » sur internet, avec de nouveaux services en ligne, créés lors du premier confinement. Cela a été bénéfique pour le BIJN qui a « bien rebondi », et a notamment gagné des abonnés sur les réseaux sociaux.

Animation vélo smoothie d’Innov Events

« Innov Events » est un réseau Français d’agences événementielles, qui dispose de vélos sur lesquels il faut pédaler pour mixer son smoothie ou sa soupe, selon la saison.

Cette animation a eu beaucoup de succès. Elle permet aux participants de faire un peu de sport, et de consommer des fruits (ou des légumes s’il s’agit d’une soupe l’hiver). Ils étaient contents d’avoir un jus gratuit, et de l’avoir fait eux mêmes.

L’agence a expliqué avoir voulu « lier l’utile à l’agréable », en créant ce type de vélo. Elle propose ce « concept novateur » pour des soirées, journées bien-être, ou des événements « AfterWork » par exemple. La saison des fruits et légumes est respectée si possible.

« Innov Events » travaille avec beaucoup d’entreprises, et a été sollicité par « L’Escale » pour animer la journée.

Atelier d’initiation au graphisme

L’artiste de street art César Malfi est venu transmettre sa passion. Il a été convié par Jennifer-Salles Barbosa, adjointe déléguée aux solidarités et aux AnimaNice, et Vice-Présidente du Centre Communal d’Action Sociale de la Ville de Nice.
César Malfi a initié les enfants et adolescents au « graff », qui étaient ravis. Il connaissait « L’Escale » de nom, et avait travaillé avec le rappeur Maskit. L’artiste a aimé l’événement et l’ambiance.
Vous pourrez retrouver ses fresques lors d’expositions, ou sur son compte Instagram.

Le concert

En début d’après-midi, Syka James a démarré les festivités en chantant de la musique pop. Ensuite, c’était au tour de Maskit et de High Low pour du hip-hop.

Maskit est éducateur spécialisé et « essaie de vivre de sa passion » en même temps. Il travaille à « L’Escale », qui lui a demandé de participer à cet anniversaire en organisant un concert. Il a invité des jeunes qu’il avait rencontré lors d’un atelier d’écriture, ce qui lui plaît beaucoup. Il nous a confié que « c’est difficile de vivre de la musique », donc il combine les deux et cela lui convient. Le rappeur était heureux d’être là, tout comme son public.

High Low a été invité par Maskit, avec qui il fait des concerts. C’était un plaisir pour lui d’être chez lui, à Nice. Il a beaucoup aimé l’événement. Professeur des écoles, il commence à se faire connaître localement, grâce aux spectacles.
Maskit et High Low se produiront à Antibes le 27 novembre, et le 26 février.

L’avis du public présent

La plupart des gens interrogés étaient là par hasard, pour faire passer le temps, se promener ou écouter le concert. La musique a attiré la foule, même des touristes étrangers comme les allemandes Lilli et Louisa.

L’ancien directeur Jacques Hebrard et l’ancienne responsable Brigitte, qui ont créé « L’Escale », ont participé à la fête. À l’époque, la création avait réuni le Conseil Départemental, l’hôpital et l’Éducation Nationale. Pour Brigitte, c’est « utile aux jeunes et devrait être développé ». « Il faut s’adapter à l’évolution de la société, aux attentes des jeunes, c’est extrêmement important. » Les retraités sont fiers que l’association existe toujours et ont été cordialement invités.

Deux employées d’« Herba Life » ont apprécié l’événement, et ont essayé le vélo. Elles ne connaissaient pas l’association organisatrice.

Mélissa est venue avec ses trois enfants écouter le rap. Ils ont passé un moment agréable, sans avoir été mis au courant au préalable. Elle regrette que l’organisation n’ait pas davantage été communiqué sur les réseaux sociaux.

Sonia a accompagné un groupe de collégiens, qui avait participé à un atelier d’écriture avec le rappeur Maskit. L’un d’eux, Amine, a trouvé que c’était « très accueillant » et a particulièrement aimé l’animation smoothie et le concert. L’accompagnatrice a voulu faire connaître « L’Escale » aux jeunes, qui avaient été invités. Elle trouve qu’il faudrait faire plus d’événements associatifs de ce genre.

Beaucoup de collégiens et lycéens étaient présents, puisque c’était un mercredi, mais aussi leurs parents et des seniors. Jeanne, une retraitée, a profité du spectacle et s’est amusée.

Des élèves du collège Risso ont pu monter sur scène pour s’essayer au rap. Vanessa, qui sortait du travail, a trouvé que c’était bien de donner l’occasion aux jeunes de s’exprimer, et être écouté. Elle aussi a entendu de la musique de loin, et elle est venue l’écouter. Elle considère que c’est « une bonne initiative, avec une belle énergie ».

Shirley a recontacté d’anciens collégiens de Risso qui avaient participé au concours d’éloquence l’année dernière, en classe de troisième.
Samuel Maskit la « seconde dans la rédaction des discours des élèves », et vient souvent au collège. Il avait d’ailleurs réalisé un clip pour dire « non au harcèlement », en plus des ateliers d’écriture. Selon elle, le rappeur « mérite de se faire connaître ».
La professeure était satisfaite que des passants puissent découvrir le travail de ses élèves, « qui ont beaucoup de choses à dire ». Elle a connu l’association par le biais du collège, qui lui a permis de rencontrer Maskit. Elle soulève l’importance du projet, qui les prépare notamment aux examens oraux.
Les collégiens sont au courant des services dont ils peuvent bénéficier grâce aux associations, qui travaillent avec les professeurs. Reconnaissante que la parole soit donnée à ces jeunes, Shirley indique qu’ils sont touchés par des sujets « très importants ». La nouvelle génération bénéficie de l’aide dont elle a besoin.

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Jane Doe

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