Le retour du triptyque de Saint Jean-Baptiste, peint en 1517 par Antoine Bréa, dans l’église Saint Benoît de Bonson

Le Département des Alpes-Maritimes et l'Etat ont financé une partie des travaux. L'appel aux dons lancé par la Fondation du patrimoine a permis de recueillir près de 15 % du budget, avec la participation active des étudiants mobilisés par la Sauvegarde de l'Art Français. Ce retable est composé de sept compartiments. Les panneaux sont sobrement encadrés de boiseries sculptées ; figure au centre Saint Jean-Baptiste entouré par les Saintes, Claire d’Assise et Catherine d’Alexandrie.

Un peu d’histoire des « primitifs » niçois

De nombreuses peintures des XVe et XVI siècles attendent le visiteur dans de nombreux édifices religieux : couvents et monastères, églises et chapelles, mais aussi dans les villages de l’arrière-pays niçois et en Ligurie.

Durant cette période, plusieurs peintre itinérants venus de Nice ou d’ailleurs parcourent le pays niçois pour y réaliser des retables ou des fresques.
Le pays niçois va connaître à partir de 1450 un véritable siècle d’or, dont les années 1475 à 1520 marquent l’apogée avec l’émergence des « peintres primitifs niçois ». Cette période s’inscrit entre la fin du gothique et le début de la renaissance. Parmi ces peintres, on distingue les Brea qui demeurent dans le vieux Nice.

Le plus célèbre d’entre eux, Louis a laissé de nombreuses œuvres en Provence (Aix, Marseille, les Arcs, en Ligurie (Taggia, Gênes) et dans le Comté de Nice parmi les œuvres les plus célébrées, la Vierge du Rosaire de Biot, la Pieta et la Crucifixion au monastère de Cimiez (la Crucifixion a été récemment restaurée, elle est actuellement exposée au Musée Masséna de Nice).

Son frère Antoine, fut aussi un peintre très actif dans le comté de Nice et en Ligurie, comme l’atteste le retable de Saint Antoine de Gênes (Palazzo Bianco), la Déposition de Croix du monastère de Cimiez, le retable de Saint Jean-Baptiste à Bonson. Son art est très influencé par l’œuvre de son frère.

Enfin François, neveu de Louis, sera quant à lui influencé par les peintres piémontais. Il travaille lui aussi dans le Comté de Nice et en Ligurie. Parmi ces œuvres on remarque la Vierge de Miséricorde de Saint Martin d’Entraunes, la Vierge en majesté entre Saint Jean-Baptiste et Saint Sébastien de l’église St Barthélémy à Nice.

Si les Brea sont une composante importante de ces « peintres primitifs niçois », d’autres artistes non moins célèbres en font eux aussi partie. Parmi eux, Jean Miralhet à qui l’on doit la Vierge de Miséricorde (Chapelle des Pénitents noirs à Nice), Jacques Durandi (polyptyque de Sainte Marguerite, cathédrale de Fréjus) ainsi
que trois panneaux conservés au Musée des Beaux-arts de Nice provenant des retables de St Jean-Baptiste et de Saint Michel).

Enfin citons les peintres Giovanni Balaison et Giacomo Canavesi qui ont décoré de nombreuses chapelles dans le pays niçois dont Notre Dame des Fontaines à La Brigue et la chapelle Saint Sébastien de St Étienne de Tinée.

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