Une exposition de Lars Fredrikson au MAMAC

Le M.A.M.A.C avec la collaboration du Nouveau Musée National de Monaco, une rétrospective de l’œuvre et du travail de Lars Fredrikson, artiste suédois disparu en 1997.

Vers 1960 il s’installe dans le sud de la France. Son travail, on devrait dire ses recherches, se fait sur les divers aspects des ondes radiophoniques. Son art est cinétique. A première vue on le croirait musicien, composant une musique qui serait inclassable dans le répertoire. En fait non ! Il ne s’agit pas de musique mais de sons. Lars utilise tous les supports, il donne un mouvement à ses œuvres. Elles ne sont pas statiques, elles bougent ou du moins se font entendre.

Il y a chez cet artiste plasticien, un peu Géo Trouvetout, de la recherche permanente de l’innovation. Ainsi ses reliefs en inox sont mouvants, selon où vous vous trouvez, les formes, les vôtres changent. Le visiteur devient acteur et élément de l’exposition. Puis un tableau blanc, banal au premier regard, pourtant en observant avec plus d’attention, là aussi ça bouge.

Lars Fredrikson joue sur les sons, la lumière, peu de couleurs, tout est le mouvement, le scintillement des ondes radios. Il faut le répéter, ce n’est pas de la musique, uniquement du son et des bruits, mais harmonieusement diffusés, ils peuvent tromper le visiteur non averti. Pour bien comprendre cet artiste, il faut l’écouter avec son corps, oublier l’ouïe qui ici serait trompeuse. Dans la dernière salle d’exposition, tout est illusion avec des murs blancs, rien ? Non pas, c’est plus subtil.

Ces cimaises vides de toute accroche nous obligent à écouter les sons. Lars Fredrikson est un plasticien du son. Faire une sculpture sans matière (les murs blancs) c’est pour cela que je me suis passionné pour le son. Admirer le néant disait un visiteur devant ces murs blancs ! Il se trompait, car il n’y a pas de néant chez cet artiste, bien au contraire, son univers est bien rempli, sauf que son moyen d’expression est l’impulsion des sons et des bruits.

Le public pourra admirer l’œuvre de Lars Fredrikson au M.A.M.A.C jusqu’au 22 mars 2020.

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Jane Doe

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