Box-office : « Je voudrais que quelqu’ un m ’ attende quelque part » , un tourbillon de sentiments

Arnaud Viard adapte librement le recueil éponyme de nouvelles d ’ Anna Gavalda.

Le réalisateur crée une famille touchante des différents personnages du livre . Bonnes et mauvaises, les émotions créées par cet assemblage ne laissent pas le spectateur indifférent .

Douze histoires réunies en une famille. Arnaud Viard tisse des liens entre les douze nouvelles qui composent le best - seller d ’ Anna Gavalda pour en créer une seule .
Les lecteurs assidus prendront un malin plaisir à recouper les caractéristiques des protagonistes pour retrouver de quels personnages du livre ils tiennent. Autour de la grand - mère (Aurore Clément, de plus en plus rare au cinéma) gravitent les quatre enfants. Jean- Pierre, l ’ aîné et père de substitution, Juliette, la quadragénaire qui s’ apprête à devenir maman, Mathieu, l ’ introverti , et Margaux, la photographe incomprise.

Cette adaptation possède un casting de haute volée mené par un Jean - Paul Rouve à l ’ interprétation déchirante . Alice Taglioni et Camille Rowe se répondent par l’ exact opposé de leur expression sentimentale . Tout en contrôle pour la première, pleine de fougue pour la seconde. La figure montante du cinéma français Benjamin Lavernhe émeut par sa timidité et ses complexes qui l’ empêchent d’ interagir avec le monde. Reste Elsa Zylberstein, actrice dans le film au firmament de sa carrière mais à la vie détruite.

Un mélodrame familial à la française​

S ’ il est une spécialité dans le cinéma français ces dernières années, c ’ est bien la comédie dramatique en famille. Servi e à toutes les sauces, la famille dysfonctionnelle attire toujours l ’ attention des cinéastes et producteurs. Cette microsociété est le parfait support pour traiter du comportement des individus. « Je voudrais que quelqu’un m ’ attende quelque part  » ne révolutionne pas le genre mais rempli honnêtement son devoir.

Le film est touchant, bouleversant à certains moments, et remémore au spectateur ses propres relations familiales. Les non - dits, les disputes et les larmes sont partie intégrante de ces relations tout autant que les rires et les moments qui importent. Comme dans toutes les familles, certains membres agacent, agissent de façon incompréhensible et réagissent de façon disproportionnée. Mais lorsqu ’ un drame survient, les querelles sont oubliées pour laisser place à l ’union sacrée.

Si le film prend de nombreux raccourcis dans le développement de l’ histoire ,Arnaud Viard vise néanmoins juste dans l’ expression des sentiments. « Je voudrais que quelqu’un m ’ attende quelque part  » nous rappelle que la vie est mouvante. Sans perdre de temps, il nous convient d ’ assurer aux êtres aimés l ’ expression de cet amour.

Paul Guiannarvec’h

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