Box-office : "L’affaire Collini" de Marco Kreuzpaintner

L’histoire de The Collini Case, ce drame judiciaire de Marco Kreuzpaintner est un titre convaincant, caractérisé par une histoire chargée d’émotion et des interprétations formidables, à partir du roman du même nom de Ferdinand von Schirach paru en 2011, se passe à Berlin en 2001.

Le personnage principal du film est un jeune avocat appelé Caspar Leinen (joué par le talentueux Elyas M’Barek) à qui on confie la tâche de défendre un meurtrier, un vieil Italien mystérieux nommé Fabrizio Collini (Franco Nero) qu’on accuse d’avoir tué le magnat allemand Hans Meyer (Manfred Zapatka), qui était pour lui une figure paternelle dans les années 1980.

L’affaire semble très claire dès le départ, et pourtant, les motivations du meurtrier sont toujours inconnues, de sorte que Caspar se met à fouiller dans le passé de son client et celui de Meyer pour en savoir davantage. La petite- fille de Meyer, Johanna (Alexandra Maria Lara), qui se trouve être une ancienne petite amie de Caspar, n’est pas d’accord avec le fait qu’on l’ait chargé de l’affaire. Par ailleurs, son ancien enseignant à l’université, Professeur Mattinger (Heiner Lauterbach), est avocat pour la partie adverse pendant le procès.

L’enquête infatigable de Caspar va l’amener à découvrir un gros scandale dans le système judiciaire allemand et un crime de guerre brutal commis en Toscane à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le scénario est solide et passionnant et les interprétations excellentes. La détermination de M’Barek brille à l’écran et bien que ses conflits intérieurs n’apparaissent pas avec évidence dans la plupart des scènes qui montrent son enquête, ses rencontres avec des témoins et les fois où on le voit défendre son cas au tribunal sont bien rendues à travers quelques séquences disséminées tout au long du récit qui le montre en train de s’entraîner sur un ring de boxe.

Par ailleurs, l’interprétation de Nero scintille particulièrement dans ses silences, ses yeux rouges et ses hésitations, qui en disent beaucoup plus long sur son âme troublée que les quelques mots qu’il prononce pendant le film.

La quête de la vérité est finalement récompensée. Dans sa simplicité, la dernière scène du film offre aux spectateurs une touche de poésie et un moment émouvant qui fait que tout ceci valait la peine.

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