Box-office : Les filles du docteur March de Greta Gerwig

Greta Gerwig se lance dans une adaptation d’un classique littéraire avec « Les Filles du docteur March », dont elle parvient à tirer ses thématiques chères sur les femmes et le passage à l’âge adulte.

Un classique de la littérature, Les Quatre Filles du docteur March (1868) de Louisa May Alcott, déjà adapté à plusieurs reprises. Dès 1918 avec le film muet de Harley Knoles, puis par George Cukor en 1933, Mervyn LeRoy en 1949 et en 1994 par Gillian Armstrong. Cependant, avec Les Filles du docteur March Greta Gerwig a surtout l’occasion de poursuivre son observation de jeunes femmes désireuses de trouver leur indépendance.

Comme dans le roman et ses adaptations, on retrouve Jo, Meg, Amy et Beth, quatre jeunes filles vivant avec leur mère à la Nouvelle-Angleterre dans les années 1860. Mais plutôt que de suivre une chronologie linéaire, Gerwig fait le choix de naviguer entre présent et passé, entre un âge presque adulte où ces quatre filles sont toutes dispersées dans différentes villes, et leurs souvenirs d’adolescentes. Un choix payant qui permet un regard nostalgique émouvant sur la jeunesse.

On retrouve avec Les Filles du docteur March le style dramatico-comique de Gerwig, qui n’hésite pas à adopter un ton moderne, presque anachronique et en décalage avec le genre du film d’époque.

Bien que classique dans sa mise en scène, la cinéaste prend plaisir à suivre le quotidien de ces sœurs entre prises de bec et marques d’affection.

Des paysages spectaculaires du Massachusetts aux costumes d’époque faits de capelines et de crinolines, tout contribue à sublimer la dénonciation précoce du patriarcat américain.

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