Box-office : "Madres paralelas" de Pedro Almodovar

Avant tout, il y a ce bonheur renouvelé des couleurs chaudes d’Almodovar et de sa science du montage, qui nous fait passer avec fluidité d’une temporalité à une autre, avec ellipses, ou pas. Madres paralelas, comme son nom l’indique, est une histoire de maternité, tardive pour l’une des deux et précoce pour l’autre, qui, l’on s’en doute, va amener à des situations ultra romanesques, au bord des récits sentimentaux et sur-dramatisés des télénovelas.

A un moment, le scénario de Madres paralelas exagère un peu dans les renversements de situation mais le cinéaste espagnol n’a pas perdu la main et reste capable de nous faire avaler de belles couleuvres affectives. Il y a aussi une autre intrigue dans le film, liée à la guerre d’Espagne, qui finalement nourrit et enrichit le récit principal, d’une manière dont seul, ou presque, il a le secret.

Par bien des aspects, Madres paralelas est une œuvre plus riche qu’il n’y paraît sur la transmission, l’identité et l’indispensable connaissance du passé. Sans être tout à fait digne des plus grands films d’Almodovar, la patte du réalisateur y fait une fois de plus merveille, avec cet incomparable don pour magnifier les femmes (et les mères) et les actrices qui les incarnent, surtout avec Penélope Cruz, l’une de ses muses favorites, proprement resplendissante.

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