Box-office : Marie Stuart reine d’Ecosse de Josie Rourke

Veuve à seulement 18 ans, Marie Stuart, alors Reine de France, veut récupérer le trône d’Écosse qui lui revient de droit. Mais sa cousine, l’austère et tyrannique Elizabeth I, voit d’un mauvais œil le retour de la jeune femme sur le devant de la scène politique.

Entre crainte et fascination, les deux reines s’affrontent par lettres interchangées, et combats sanguinaires, chacune tentant de marquer sa place dans un monde dominé par les hommes. Jusqu’au jugement dernier qui scelle à jamais l’avenir de la couronne d’Angleterre.

Deux actrices exceptionnelles pour deux femmes de pouvoir. Margot Robbie incarne Elizabeth I, Reine d’Angleterre qui condamne à mort sa cousine, soupçonnée de comploter contre elle. L’actrice australienne avec ce rôle taillée sur mesure pour elle, elle prouve son appétence pour la transformation, n’hésitant pas à s’enlaidir quand son personnage vieillit, couverte de pustules et à moitié chauve.

La transformation est vraiment bluffante. L’actrice de 28 ans n’a rien à envier à ses aînées Bette Davis, Cate Blanchett et Helen Mirren qui ont avant elle prêté leurs traits à la Reine d’Angleterre.

Sa cousine, la martyre Mary Stuart, est quant à elle, incarnée par Saoirse Ronan. Petit prodige d’Hollywood nommé plusieurs fois aux Oscars, elle confirme l’essai en se glissant dans la peau de la romanesque Reine d’Écosse. Rousseur flamboyante, taille corsetée, accent écossais...

L’actrice irlando-américaine de 24 ans endosse le costume d’époque avec aisance, apportant une facette plus moderne, et résolument féministe, à Marie Stuart.

Ce portrait de femmes fortes et conquérantes est l’objet d’une... femme, Josie Rourke, qui réalise ici son tout premier film. Depuis 2012, elle est directrice artistique du théâtre Donmar Warehouse à Londres, faisant la part belle aux œuvres de Shakespeare.

Un goût pour les tableaux historiques qu’elle retranscrit aujourd’hui sur grand écran avec Marie Stuart, Reine d’Écosse. Secondée par Beau Willimon qui a écrit le scénario à partir de la biographie de Mary Stuart rédigée par l’historien John Guy, la réalisatrice britannique mise sur du grand spectacle baroque, foncièrement féministe et visuellement époustouflant.

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