Box-office : "Serre-moi fort" de Mathieu Amalric

Ayant l’honneur d’inaugurer la sélection Cannes Première du festival de Cannes 2021, Serre moi fort signe le retour de Mathieu Amalric en tant que réalisateur quatre ans après son précédent long-métrage.

Le réalisateur a adopté un style non-linéaire qui privilégie souvent l’implicite à l’explicite, ce qui a de quoi déconcerter le spectateur. Ce montage parallèle qui joue donc sur deux temporalités différentes causent quelques soucis au niveau du suivi de l’histoire.

Clarisse (Vicky Krieps) a subi le décès de sa famille et imagine ainsi cette dernière tout en suivant la mauvaise personne. En effet avec cette vision le film se voit plus comme une œuvre sur le deuil avec des émotions qui fonctionnent davantage.

Pour accompagner le tout, le metteur en scène et scénariste a superbement choisi ses comédiens. Vicky Krieps, déjà à l’œuvre dans deux films cette année, le film de M. Night Shyamalan Old et le thriller Beckett pour Netflix, joue très bien ce rôle de la mère perdue, à la limite de la folie, elle arrive à mettre de l’émotion dans son jeu.

Le reste du casting fait très bien son travail, mention spéciale aux enfants/adolescents dont c’est le premier rôle, ce n’est pas toujours facile de faire ce qui leur est demandé et le résultat n’est pas toujours bon, ici il l’est il n’y a rien à redire. Par ailleurs, argument totalement superficiel certes, le film a été tourné à Rochefort, Niort et La Rochelle, il est très réjouissant de reconnaître certains lieux, ça n’arrive pas souvent.

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