Interview : L’artiste antiboise Alexia Degremont nous parle de ses projets

Nice Premium s'est entretenu avec l'actrice, danseuse et chanteuse Alexia Degremont, qui s'est fait connaître dans la série Chante sur France 2 (avec Priscilla). Elle aimerait tourner sur la Côte d'Azur, où elle est née.

Alexia Degremont était récemment présente au festival « Les héros de la télé » de Beausoleil, où elle a retrouvé ses fans azuréens. Elle était de retour sur France 2, la chaîne qui a lancé sa carrière, dans la série « La faute à Rousseau ». L’artiste antiboise s’est confiée sur ses projets en cours et ses envies.

Vous avez tourné dernièrement ?
« J’ai tourné un film en Italie, Rapiscimi, où je jouais un des rôles principaux. En ce moment j’ai un contrat à temps plein avec un opéra de Genève. Je reviens à mes sources en dansant jusqu’à fin décembre. C’est une très belle aventure de se retrouver sur les planches. »

Pourquoi se tourner vers l’étranger ?
« Je suis d’origine italienne. J’ai commencé à travailler en Italie il y a quelques années, grâce à mon ancien agent. J’ai décroché un rôle dans la saison 2 de la série Paura di amare. J’ai un agent là-bas maintenant. »

Vous avez envie de refaire du théâtre ?
« Oui, j’ai un projet qui arrive avec Séverine Ferrer, sur la violence faite aux femmes. On est environ une quarantaine de comédiennes. »

Pourriez vous choisir entre la comédie, le chant et la danse ?
« Non, c’est complémentaire pour moi. Tout me nourrit différemment. En France, c’est dommage qu’on étiquette les artistes. On a tendance à séparer le cinéma, le théâtre et la télévision, alors que c’est un ensemble. Ca fait quelques années que j’étais surtout actrice, là je reviens en tant que danseuse mais tout me sert aujourd’hui. »

Qu’est-ce que vous préférez dans votre métier ?
« Cette liberté de renaître chaque jour, sur quelque chose d’inattendu. On se réinvente à chaque fois, on se remet en question. Chaque nouveau projet est une aventure artistique et humaine. J’aime m’embarquer quand je joue, vivre plusieurs vies, travailler des parts de moi que je n’aurais peut-être pas exploré dans ma vie personnelle. »

Vous êtes proche de votre public et accessible.
« La plus grande satisfaction de ce métier, au-delà de ce qu’on fait, c’est de voir l’émotion dans les yeux des fans. Ca vaut tout l’or du monde. Le but de ce métier c’est de réussir à transmettre des émotions. On fait ce qu’on aime, mais ce n’est pas toujours simple. On montre beaucoup le côté paillettes, mais il y a aussi l’envers du décor. Ca peut être un métier destructeur, il faut être très passionné. »

Vous voudriez refaire une comédie musicale ?
« Oui j’adore. Tout est réuni. On chante, on danse et on joue. »

Que représente la série Chante pour vous ?
« C’est le pilier du début de ma carrière d’actrice. Ca m’a beaucoup appris et nourri. La télé est un format tellement complexe. Ca va très vite, il faut être prêt dans l’immédiateté. C’est très formateur. Ca m’a donné le goût de la comédie. »

Vous avez parlé des étiquettes qu’il y a en France. Etre une actrice connue à la télévision est un frein pour se lancer dans le cinéma ?
« Pour ma part, non. Je n’ai pas été cloisonnée à trop de récurrences. J’ai travaillé dans différents projets télé. Effectivement, la barrière est très tranchée en France. »

Etes-vous attachée à la Côte d’Azur ?
« Oui beaucoup. On a une région tellement magnifique et riche, sur tous les plans. C’est forcément un endroit vibratoire très fort. Plus le temps passe, plus j’en prends conscience parce que j’ai beaucoup voyagé. Je réalise aujourd’hui combien cette région est incroyable. Je souhaiterais pouvoir revenir à mes sources, que les tournages et projets artistiques se développent beaucoup plus ici. »

La région ne vous manque pas ?
« Beaucoup. En ce moment moins, parce que je suis beaucoup revenue avec les confinements, donc j’en ai davantage profité. J’aurais vraiment envie de revenir plus souvent. »

Sans compter ces deux dernières années, vous arriviez à revenir régulièrement à Antibes avant ?
« J’essayais dès que je pouvais, un week-end. Ce n’est pas forcément ce que j’aurais voulu. Je me suis toujours débrouillée pour faire des aller-retours. »

Vous êtes ambassadrice de l’association internationale cardimed, qui fournit une aide médicale aux personnes dans le besoin. Pouvez-vous me parler de cet engagement ?
« Le fondateur Chris Zollner s’est inspiré de l’association Heart Fund de David Luu, un chirurgien cardiaque qui opère des enfants dans le monde. Cardimed a été créée dans le but de pouvoir développer au maximum l’aide médicale. Je suis ravie de la représenter. »

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