L’identité italienne (13)

Dans cette partie axée sur les représentations socioculturelles, nous allons voir comment la communauté Italo-Américaine a traversé le XXe siècle, divisée entre son pays natal et les Etats-Unis. Tout en évoquant les préjugés liés à la mafia qui apparaissent à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, les premières vagues d’immigrations italiennes vers le nouveau monde au milieu du XIXe siècle, ont renforcé la main-d'œuvre américaine.

Les nouveaux immigrés n’avaient guère les compétences requises pour diriger et commander. Au sein de New-York ils travaillaient dans les ports, et essentiellement dans la construction. Les Italiens comme plein d’autres font partie de ceux qui ont bâti la Big Apple telle que nous la connaissons. En 150 ans, depuis les premières arrivées à Staten Island, 5,6 % de la population états-unienne revendique des origines ou la nationalité italienne. Environ 4,5 millions de migrants sont venus aux États-Unis entre 1860 et 1924.

Le choc culturel entre les italiens et l’américain a permis de former une nouvelle identité au sein des États-Unis : l’Italo-Américanité. Cette identité fait désormais partie intégrante du multiculturalisme du pays. Elle est une source de fierté pour les Italo-Américains. Leur identité n’est pas à chercher dans leur pays d’origine, mais bel et bien aux États-Unis.

Leur expérience de migrants s’accompagne de la construction d’un sentiment de faire partie d’un même groupe, de partager un nationalisme qui ne prend forme qu’au début du XXe siècle.

Crédit photo : DR

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Jane Doe

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