La 1re édition du festival du documentaire du sport féminin : Les sportives en lumière

La Premier festival européen des films documentaires sur le sport féminin est un événement d’œuvres audiovisuelles contribuant à une meilleure visibilité du sport féminin auprès du grand public. Pendant trois jours, le festival a été rythmé par la projection de films sur le thème du sport féminin avec en ouverture un contenu exclusif proposé par le Olympic Channel et en fermeture l’avant-première des extraits du documentaire « Les Incorrectes » sur le parcours d’Alice Milliat. 10 documentaires et formats courts dont certains faisant partie des projets labellisés par la Fondation Alice Milliat* ont été diffusés. Le jury présidé par le réalisateur Guillaume Priou, a remis 4 grands prix : le Grand prix Alice Milliat-meilleur documentaire à MAMIES FOOT, le prix de la meilleure réalisation à EN TERRAIN LIBRE, le prix de la meilleure image à A BOXER’S DREAM et le prix coup de cœur à GAGNER DES CENTIMETRES.

Selon les derniers chiffres communiqués en janvier 2021 par le Conseil supérieur de l’audiovisuel, le sport féminin représente 18 % des retransmissions sportives sur nos écrans. C’est une hausse significative par rapport aux 7 % de 2012 mais l’écart comparé aux hommes reste conséquent. Or cette sous-médiatisation du sport féminin a des conséquences notamment sur le développement économique et la professionnalisation des sportives mais aussi sur la pratique du sport par les femmes qui portent encore de nombreux stéréotypes.

*Née le 5 mai 1884 à Nantes et décédée le 19 mai 1957 à Paris, Alice Milliat est au sport féminin ce que le Baron de Coubertin est au mouvement olympique. Sportive (elle pratique essentiellement l’aviron, la natation et le hockey sur gazon), Présidente du club Fémina Sport en 1915, elle fait partie des fondatrices de la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France en 1917. Elle en deviendra d’ailleurs la Présidente en 1919. Elle milite pour la participation des femmes aux Jeux Olympiques, et devant le refus du CIO, décide d’organiser des compétitions féminines, nationales d’abord (championnat de France de football féminin par exemple) puis internationales (Jeux Mondiaux Féminins à Paris en 1922). Le succès de la seconde édition de cette dernière organisée en Suède en 1926 est tel que le CIO autorise enfin les femmes à participer à des épreuves officielles lors des Jeux Olympiques de 1928 à Amsterdam.

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