Pourquoi est-ce qu’on admire autant les méchants dans les films ?

Halloween qui approche oblige, on nous passe en revue tous les plus grands films d’horreur, et comme chaque année, ce sont toujours les mêmes car finalement, on ne peut se passer de ces classiques du septième art.

Bien sûr un film d’horreur ne serait pas un vrai film d’horreur sans un « méchant », ce personnage souvent vicieux, mystérieux, puéril… Une chose est sûre : on a beau les détester, une part de nous ne peut s’empêcher de les admirer, mais pourquoi ?

Peut-être qu’ils incarnent ce que nous n’osons pas être, sans doute par peur ou par trop grande faiblesse. Peut-être au contraire qu’ils nous passionnent car sont tout ce que nous ne sommes pas et tout ce que nous ne serons jamais. Si les raisons restent assez vagues, une chose est sûre, au cinéma, l’incarnation du mal nous fascine autant qu’elle nous effraie.

Retour sur quatre grands méchants qui ont marqué le cinéma et nos esprits.

Norman Bates dans Psychose (1960)

Ce qu’on admire ce n’est peut-être pas tant le méchant lui-même, mais l’explication qui se cache derrière ses actes : sa double identité. Tantôt il est Norman Bates, gérant d’un hôtel, tantôt il est cette vieille femme qui assassine des jeunes femmes à coup de couteau.

Jack Torrance dans Shining (1980)

Quarante ans plus tard, ce personnage nous terrifie encore. Il est probablement l’un des méchants les plus marquants du cinéma dans ce film qui n’est ni plus ni moins qu’une descente aux enfers. La scène dans laquelle il poursuit son fils, une batte de baseball à la main, nous hante encore.

Hannibal Lecter dans Le Silence des Agneaux (1991)

On se souvient tous d’Anthony Hopkins, magistral dans le rôle d’Hannibal le cannibale. Un personnage qui n’a a priori rien d’admirable - meurtrier et cannibale récidiviste - et pourtant, il fait partie des personnages les plus intrigants et passionnants du cinéma. Sa capacité à rester de marbre en toute circonstance, même lorsqu’il raconte des anecdotes glaçantes, font de lui un personnage captivant.

Le Joker dans The Dark Knight, le Chevalier Noir (2008)

Si le choix d’Heath Ledger pour interpréter le Joker avait été critiqué, à la sortie du film, tous ont plébiscité la performance de l’acteur.

L’admiration du public pour ce personnage mythique tient peut-être au fait qu’il ose s’opposer à Batman, super-héro et incarnation de la puissance.

Une, deux, trois, voire huit décennies plus tard, certains méchants du septième art continuent de nous fasciner et de nous captiver. Que ce soit parce qu’on aime se faire peur ou juste parce que leur apparence mystérieuse nous intrigue, voilà une bonne occasion de voir ou revoir tous les plus grands films d’horreur avant Halloween.

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Jane Doe

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