Coup d’envoi pour le Festival Femmes en Scènes

La 12e édition du Festival Femmes en Scènes est lancée au Théâtre Francis Gag, suivie de la première représentation artistique : Métanoïa le présage du papillon. Une première soirée réussie.

Le petit théâtre de la vieille ville, Francis Gag est bondé ce vendredi soir pour l’inauguration du Festival Femmes en Scènes. Sur les planches, la directrice du festival, Françoise Nahon, émue, remercie l’assemblée et la solidarité mise en place pour maintenir cette 12e édition, menacée de toutes part. D’abord, financièrement, puis dans un contexte particulier lié au virus covid-19, qui pousse les gens a éviter tout rassemblement. Pourtant, ce soir, le public est bien au rendez-vous. C’est une bonne nouvelle puisque pour chaque billet vendu, 1 euro est reversé à l’Association Femmes Solidarité qui lutte contre les violences conjugales.

Est-ce qu’il y a des hommes dans la salle ?

« C’est une bataille pour les femmes, avec les femmes et avec les hommes », conclue Françoise Nahon, précisant que le festival est basé sur la mixité. L’organisatrice met un point d’honneur à ne pas oublier la gent masculine dans son discours et de mettre en avant leur collaboration. « Il y a des hommes qui oeuvrent au quotidien, c’est aussi grâce à eux qu’on peut mener notre combat », rappelle Maty Diouf, en charge du Droit des Femmes et de la lutte contre les discriminations et le harcèlement à la Ville de Nice. D’ailleurs, il y a bien un homme sur l’estrade, Jean-Luc Gagliolo, conseiller municipale, représentant de Christian Estrosi. Ce soir, on est loin du 50/50, mais pour une fois, dans l’autre sens.

Deux marraines pour deux fois plus de culture

À ses côtés, Muriel Mayette-Holtz, marraine cette année, et Olympia Alberti, marraine honoraire depuis le début partagent chacune quelques anecdotes. La nouvelle directrice du Théâtre National de Nice s’amuse de la date du jour. « Nous sommes le 6 mars, il y a 40 ans jour pour jour, la première femme, Marguerite Yourcenar faisait son entrée dans l’institution la plus misogyne du pays, l’Académie française ». À son tour, l’écrivaine Olympia Alberti félicite l’initiative de donner la parole aux femmes et surtout de lui donner de l’écho. « Le Festival Femmes en Scènes est un miracle renouvelé depuis 12 ans », se réjouit-elle, avant de laisser ses derniers mots planer dans la salle comme une douce mélodie : « Bonne nouvelle, ce n’est pas prêt de s’arrêter, les femmes sont prêtes pour l’éternité. »

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