Café littéraire : Contessina de Sarah Frydman

Cosimo et Lorenzo de Médicis Florence la république des XIV et XV siècle. Nous nous retrouvons dans les intrigues politiques, d’alcôves, des épouses, des maîtresses, le pouvoir, l’argent, la corruption. L’église et les papes participent à ce jeu où la morale et la charité chrétienne ne sont pas vraiment respectées.

Florence une république ? Ça ne veut pas dire une démocratie où la liberté est la garante de la vie des citoyens. Il y a la noblesse, la bourgeoisie, le peuple et même des esclaves.

Sarah Frydman nous dépeint cette société où l’argent, la richesse et le renom sont les préoccupations majeures de ces banquiers créanciers des papes et des rois. Nous sommes à une époque où l’Italie est divisée : Florence, Milan et Venise sont les acteurs principaux de la péninsule. Ils se détestent, se haïssent et font semblant, des fois il y a la guerre, pas d’importance on vendra des armes. Contessina une femme de son temps qui va s’imposer entre sa famille et celle de son époux. Les coups bas sont légions. Un roman magnifique qui nous fait découvrir à la fois la grande et la petite histoire. Les procès en hérésie qui se terminent par le bûcher. Cosimo en est témoin. La vie intellectuelle est très présente chez les Médicis. Florence, ses palais, l’auteure nous sert de guide pour nous faire découvrir cette capitale de la Toscane.

Contessina est ainsi à la fois un roman, un livre d’histoire et un guide biographique des grandes familles florentines où l’honneur s’il ne se répare pas avec un poignard ou le poison, se rachète avec des florins d’or ou d’argents, nous sommes entre gens de banque et de finance où finalement tout semble être une marchandise, même les êtres humains.

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Jane Doe

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