Café littéraire : De si braves garçons de Patrick Modiano

Paris après la seconde guerre mondiale, une école privée où se retrouvent des garçons de la bourgeoisie, désœuvrés pour la plupart, dont les parents sont tout sauf des parents.

Un monde hypocrite où il faut paraitre, fils à papa qui n’ont eu que la peine de naître et vont dans cette école pour attendre leur majorité (elle était à 21 ans à cette époque) Le directeur mène tant bien que mal ces jeunes gens, adolescents dont les loisirs sont entre le ski à saint Moritz, Deauville ou la côte d’Azur. Sont-ils heureux pour autant ? Mais qu’est-ce que le bonheur ? Le golf, le ski nautique, le tennis, diable on s’ennuie, on n’a pas de rêve puisqu’il suffit de claquer les doigts.

Patrick Modiano nous brosse cet univers de la haute société : De si braves garçons ! Doit-on prendre le titre au mot ou au contraire le lire et le décrypter au deuxième degré ?

Ce roman est une étude sociale, le charme discret de la bourgeoisie, de ce qu’il faut dire et surtout ne pas dire. Les codes et convenances de ce monde clos, sorte de club où on se retrouve entre Lasserre et le golf Drouot avant une escapade à Deauville ou à Saint Tropez, les vêtements de marque, les voitures de luxe, le roman des fils à papa.

Une peinture acide de la bourgeoisie gauchisante, de ce que l’on appellera les Bobos. De si braves garçons est paru en 1982. Le collège de Valvert a par certains côtés une allure de celui du cercle des poètes disparus avec sa discipline militaire.

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Jane Doe

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