Café littéraire : L’empire des illusions de Régis Descott

Après avoir tué son père, plutôt un accident, mais les faits l’accusent, Raphaël fuit Bordeaux et sa famille. Nous sommes en 1812, l’empire s’essouffle en Espagne et Napoléon attaque la Russie d’Alexandre 1°. Raphaël se retrouve avec quatre autres engagés dans cette aventure, au début prometteuse de gloire, illusion, la terre brûlée, tactique des Russes.

Moscou incendiée, Napoléon décide la retraite dans les pires conditions. Soldats égarés, déserteurs, on ne sait pas trop. Raphaël et ses trois compagnons, un est mort dans les steppes russes, se retrouvent à Paris. Une belle équipe de voleurs. Là encore illusion. La bande va être prise, Raphaël arrive à échapper, Bordeaux sa ville natale, puis le bateau, il faut fuir, Napoléon est revenu, ce sont les 100 jours. Là encore une illusion ! La mer, plutôt l’océan et la quête de l’Amérique, sera ce encore une illusion ? Raphaël est à la proue du navire fixant l’horizon.

Régis Descott signe ici son premier roman. Une histoire passionnante où son héros va de Bordeaux à Moscou, de Moscou à Paris et de Paris à Bordeaux vivre une continuelle illusion, un rêve éveillé. On n’est pas loin de la morne plaine de Waterloo. Le Paris du palais Royal est reconstitué avec son monde où veille Vidocq à la fois policier et ancien brigand, là aussi un monde d’illusion.

Thierry Jan

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