Café littéraire : L’épopée américaine de la France de Alain Dubois

Quand Jacques Cartier aborde sur le continent nord-américain en 1534, ce sont plus de deux siècles de présence française sur ce continent des terres nouvelles. La France se retrouve avec son ennemie et adversaire l’Angleterre pour la conquête et la maitrise de ces terres nouvelles. Si elle est en infériorité numérique, elle détient la majeure partie des terres. Seulement à Paris ou à Versailles on ne cherche pas à assurer la suprématie. Le roi et son conseil sont plutôt intéressés par l’Europe, vaincre les Habsbourg, l’Espagne.

Ce sont des vues immédiate et personne ne semble retenir un quelconque intérêt pour ces terres inhospitalières. Quelques financiers songent aux peaux de castors, d’autres au rhum des Antilles, ou encore au tabac. Mais aucun ne fait un raisonnement de stratégie sur ces terres lointaines peuplées de ‘sauvages’ c’est le nom donné avec un certain mépris aux autochtones.

Ainsi la France de Louis XV laissera se perdre le Canada au profit des Anglais et celle de Napoléon bradera la Louisiane à la jeune Amérique indépendante. Quand on songe avec le recul de l’histoire que ces terres auraient pu être Françaises, on peut avoir des regrets sur la politique à courte vue de nos rois et sur ce marchandage de Napoléon sur la Louisiane.

Nous détenions la majeure partie du continent nord-américain, que serait aujourd’hui la France avec ces possessions ? Alain Dubos nous brosse à travers son ouvrage la saga de la France, où l’on mesure avec amertume les occasions perdues pour notre grandeur. Cette épopée fut l’œuvre de marins et de capitaines qui ont laissé leur nom encore aujourd’hui dans ces contrées.

Thierry Jan, écrivain

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