Café littéraire : L’officier polonais de Alan Furst

Un aristocrate Polonais, le capitaine Alexandre de Milja se retrouve en septembre 1939 plongé dans la guerre. C’est son histoire qu’Alan Furst nous raconte. Cet officier va vivre des péripéties inimaginables. De Pologne en Roumanie, puis en France, il appartient aux services secrets Polonais, monte des réseaux, anime des relais radios.

L’auteur nous entraîne à sa suite avec les couvertures, les faux papiers, les aventures, les bombardements. La France est occupée, mais il y a la résistance naissante. Il faut la structurer, l’organiser. On monte des opérations contre l’armée Allemande. Il faut se méfier de tout le monde. Partout il y a des espions, puis 1941 c’est l’attaque d’Hitler contre la Russie. Staline n’est plus l’ennemi, même si les Polonais n’aiment pas les Russes. Notre héros se retrouve sur le front est.

Ce roman d’espionnage est écrit comme un roman. Il y a l’amour, la vie, la beauté des paysages et des lieux. Il se lit avec passion et Alexandre, homme aux multiples facettes est toujours un héros romantique. La guerre devient une aventure.

Alan Furst nous fait découvrir cette période entre 1930 et 1940 où l’Europe s’enlisait pour une partie dans les plaisirs et pour l’autre dans un réarmement. L’officier Polonais nous entraine des plaines d’Europe de l’est au rivages de Normandie et de Bretagne, de Paris à la campagne française. A la fois un témoignage historique et un guide pour découvrir des lieux magiques marqués par l’histoire.

Thierry Jan, écrivain

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