Café littéraire : La cendre et le feu de Simone Pesquiés Courbier

Dans le pays Cévenol, la saga d’une famille au court du XX° siècle. La famille Rabier est huguenote. On vit à travers ce roman du terroir l’existence de ces paysans dont on voit au début de ce XX° siècle toujours les rivalités entre catholiques et protestants.

Les Rabier sont particulièrement touchés par la première guerre mondiale. Les femmes sont là à la fois pour les travaux de la terre, de la maison et élever les enfants. Il y en a chez les Rabier, quatre dont deux vont mourir à la guerre et Maurice le quatrième qui reviendra infirme de ce conflit. Les boches on ne les aime pas et pourtant Marthe va succomber au charme de son cousin allemand, aussi un Rabier !

Avec la révocation de l’édit de Nantes en 1685 nombres de huguenots vont quitter la France. La seconde guerre mondiale va réunir, avec l’opprobre public, celle des hypocrites, Marthe et son cousin Helmut en un amour impossible. Si l’Allemand pense surtout au repos du guerrier, Marthe devient amoureuse du boche. Ainsi va naître Jean. Clémentine est l’âme de la famille, Maurice survit, accepte Marthe, la comprend, lui pardonne. Seul le quatrième fils : Jules refuse et renie sa fille. Une atmosphère lourde, peu charitable, pardonner il ne sait pas, peut-être ne peut-il pas.

C’est cette saga commencée avec la première guerre mondiale et achevée au crépuscule du XX° siècle que nous narre Simone Pesquiès Courbier dans son ouvrage où l’on sent les odeurs de la terre, de la ferme et de ce monde campagnard. Un roman du terroir puissant et profond.

Thierry Jan

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