Café littéraire : La fête royale de Alain Dumenil

Qui était Nicolas Fouquet ? Le surintendant des finances, créature de Richelieu, de Mazarin devint le personnage le plus puissant du royaume. Vaux le Vicomte, probablement sa faute politique, l’écureuil voulant briller, or en France et surtout avec Louis XIV il n’y a qu’un soleil. Il va le payer très cher.

Il a des ennemis le chancelier Séguier et surtout Colbert. La lutte entre l’écureuil et la couleuvre aura son issu dans un procès où Fouquet sauvera sa tête. Il a aussi ses amis, hommes et femmes de lettres, sa mère, sa femme et la reine mère Anne d’Autriche. Si Louis XIV veut tant sa chute, c’est sa volonté de gouverner seul, d’être l’absolu souverain.

L’absolutisme sera une des causes de la chute de Fouquet, ce sera aussi l’affirmation du pouvoir royal et une des causes de sa chute. Nous n’en sommes pas là, Fouquet est jugé et se défend. C’est son procès qui est décrit dans cet ouvrage : La fête Royale.

Alain Duménil nous offre avec ce premier roman, une belle page de notre histoire dont les protagonistes ressemblent assez étrangement aux acteurs politiques de notre époque. Un livre à lire pour comprendre à la fois le grand siècle et les arcanes du pouvoir et de la justice de l’ancien régime où les droits de la défense étaient limités.

Thierry Jan, écrivain

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