Café littéraire : La flèche rouge de Yves Viollier

1936- 1937 de jeunes ouvriers, paysans, mineurs, tous communistes entreprennent le voyage en URSS, là dans la patrie des travailleurs, là où gouverne le petit père des peuples, Staline. C’est du moins le refrain servi par la propagande aux camarades.

Aucun d’entre eux ne remet en question cette vérité quasi religieuse de la Russie communiste. Puis dans ce train La Flèche Rouge, orgueil de l’URSS, ils vont se retrouver bloqués entre Leningrad et Moscou, dans une campagne perdue où il faut survivre dans la neige et le froid. Il y a le commissaire politique, ange gardien du régime.

Le corps de ballet de l’opéra parti se produire au Bolchoï. Pierre est ébranlé dans ses convictions, sa foi par Maïa jeune danseuse. L’amour, des vérités révélées par cette jeune fille ? Pierre n’est plus pareil, le doute l’envahi et ébranle ses convictions politiques.

Puis….Le roman se poursuit, Moscou et le retour qui pour le jeune homme ne se fait pas dans sa tête. Quelque part il est resté en Russie. Comment surmonter ce trouble moral dans sa foi ? 1936 la guerre d’Espagne.

Un roman magnifique qui nous retrace l’aveuglement d’une idéologie qui dans cette période du front populaire avait formaté les hommes, leur ôtant tout sens critique et libre arbitre : le parti avait dit ! le parti savait ! le parti était leur raison de vivre, d’espérer et de penser.

Thierry Jan

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