Café littéraire : La maîtresse de Brecht de Jacques Pierre Amette


Berlin est 1948, le régime communiste s’installe, déjà la Stasi dirige le secteur, la RDA est l’antithèse de la RFA. Berthold Brecht revient en Allemagne, dans la zone contrôlée par les Russes. Il y a les comités, associations habituelles des régimes dictatoriaux.

Brecht est un écrivain, un homme de théâtre et à ce titre il est surveillé, épié, espionné. Il aime les femmes et Maria va devenir sa maîtresse et en même temps être utilisée pour l’espionner. L’ambiance est pesante, tout est soupçon, finalement Maria va pouvoir retrouver l’ouest, la liberté et surtout sa fille.

Dans ce roman où l’amour, la politique et la dialectique sont les éléments essentiels de l’intrigue, l’auteur nous décrit Berlin est, la RDA une dictature au service de l’URSS. Si aujourd’hui cette situation a heureusement disparu, il n’en demeure pas moins qu’elle a existé et c’est tout le mérite de cet ouvrage de nous faire revivre le drame du mur de Berlin dont le franchissement était impossible, sauf à jouer sa vie et souvent la perdre.

La maîtresse de Brecht vient nous rappeler cette division de l’Allemagne après la seconde guerre mondiale. On y voit aussi la dialectique marxiste qui par des discours expliquait la condamnation de l’ouest, du monde bourgeois et la justification de la dictature du prolétariat. Une belle leçon d’histoire à méditer pour ne pas la revivre.

Thierry Jan
, écrivain

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