Café littéraire : La Porte fausse de Alfred Hart

Agnès quitte son Piémont natal, son village, les villes dont Turin où avec son mari elle veut conquérir sa place dans cette société de fin de XIX° siècle où on soit pauvre, soit riche. Pour s’en sortir il faut du courage, du labeur et de la volonté. Elle n’en manque pas et tout au long de ce roman, elle va nous le prouver.

Nous sommes une dizaine d’années après le rattachement de Nice à la France, l’Italie est unifiée, Turin puis Florence et enfin Rome sont successivement la capitale du jeune royaume. A Turin Agnès apprend la ‘vie’ avec une amie dont elle partage les secrets. Son mari est cocher, Eligio a atteint son ambition mais ce n’est pas celle de sa femme. Agnès ainsi va arriver à Nice bien décidée à grimper cette échelle sociale, devenir quelqu’un.

C’est toute l’histoire de cette femme et à travers elle de ces Piémontais qui vinrent à Nice pour travailler et pour se faire une situation. Nous nous retrouvons dans les quartiers populaires de la ville, dans ce vieux Nice aux senteurs d’herbes aromatiques et à l’idiome qui n’est ni du français, ni de l’italien, ni non plus du piémontais.

Alfred Hart des fois regarde par le trou de la serrure, indiscret, voyeur ? Non point, mais comme un aquarelliste il nous décrit les scènes de la vie de tous les jours. Un roman frais dont la lecture nous apprendra la Nice de la fin du XIX° et du début du XX° siècle, toute une histoire dont les plus observateurs pourront après avoir lu cet ouvrage, retrouver à travers les venelles de la vieille ville de Nice les traces toujours visibles d’Agnès.

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Jane Doe

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