Café littéraire : La reine dans le palais des courants d’air de Stieg Larsson

Un roman policier ? Un roman d’espionnage ? Un peu les deux, nous sommes au milieu des barbouzes, des services secrets suédois qui se surveillent mutuellement entre eux.

Puis on trouve un espion russe du KGB passé à l’ouest. Il a une fille et elle devient très vite le sujet principal de ce roman. On l’a dit folle, excuse facile pour éliminer les gens dans un hôpital psychiatrique cette fille représente un danger, car elle sait, elle est en conflit avec son père qu’elle a essayé de tuer, lui aussi d’ailleurs. Ainsi les journalistes poursuivent une enquête à la fois sur les services secrets, leurs accointances avec le milieu.

L’Urss s’est écroulée, les espions ont de nouveaux objectifs. Lisbeth est dangereuse, elle sait. On a tué son père pour ne pas qu’il parle, d’autres vont périr, il n’y a aucune pitié dans ce monde de l’espionnage. L’auteur nous décrit les coulisses du monde politique suédois, ses règles, sa constitution, ses lois, un livre passionnant.

Des fois on déteste Lisbeth, d’autres on l’aime. C’est un peu un roman d’amour avec cette fille. C’est aussi la rivalité entre deux journaux, les haines, les jalousies. Chaque page est dramatique avec ses victimes et ses assassins. La raison d’état est l’excuse de ceux qui commanditent les exécutions. La reine dans le palais des courants d’air, Lisbeth en effet doit être très forte pour surmonter les épreuves de la machination dont elle est la victime. On la dit folle, mais est-ce vrai à vous lecteur d’en juger.

Thierry Jan, écrivain

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