Café littéraire : Le chant des Bihoreaux de Maurice et Jean-Marie Raynaud

De ce roman on pourrait en faire un opéra. Fabrice le héros, partagé entre deux femmes, la France, le Comté de Nice, est un militaire, servant le roi de France, puis par amour pour une femme trahissant la France au profit de la citadelle de Nice. Tout est dit, il sera fusillé et la femme, son amour va se suicider.

Le siège de Nice en 1706 est le thème final de ce roman où l’on suit Fabrice dans son épopée lyrique le menant jusqu’à la cour de Versailles et de Louis
XIV.

Le château de Nice bête noire des rois de France, Nice possession des Savoie, ennemie, alliée, au gré des renversements d’alliances elle va subir les assauts des français.

Maurice et Jean Marie Rainaud nous font vivre cette période de l’histoire de Nice. Le chant des Bihoreaux, le chant des soldats de Nice, fidèles au duc de Savoie. Ce roman est à la fois un ouvrage historique, un guide pour se retrouver dans la Nice du XVIII° siècle et un lexique pour découvrir les tournures de la langue niçoise. Le château de Nice détruit par la volonté de Louis XIV renaît, grâce aux auteurs, de ses cendres.

Des deux amours de Fabrice on découvre Bérangère de Saint Alban fille du Comte Henri de Saint Alban, le masque de fer, frère jumeau de Louis XIV, du mythe à la réalité il y a le roman et les auteurs nous laissent en juger.

Fabrice est le héros d’un opéra et meurt fusillé un froid matin de janvier 1706 sur la
plage des Ponchettes, on songera à Carmen, ici un double amour qui se conclu tragiquement

Thierry Jan

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