Café littéraire : Le jeu de l’ange de Carlos Ruiz Zafon

Barcelone dans les années vingt, à la fois une ville portuaire avec ses bas-fonds et aristocratique avec ses quartiers chics. Ses petits métiers, ses trafics, une ville méditerranéenne.

David, pigiste, journaliste, écrivain, un peu paumé, va recevoir d’un mystérieux commanditaire, le ‘patron’ commande d’un livre encore plus mystérieux où se mêlent l’alchimie, la magie, le spiritisme. Un libraire, un vrai, un amoureux des livres va l’aider, la gloire semble arriver, mais David se retrouve prisonnier de son manuscrit. Il l’écrit et le vit. Autour de lui se manifeste des faits étranges, ses amis meurent ou disparaissent. Le commanditaire lui donne des rendez-vous, chaque fois en des endroits insolites.

David est enchainé à son manuscrit. Il écrit et chaque ligne, chaque chapitre est une chaine de plus qui l’entrave. Veux-t-il se libérer, il ne le peut pas, le livre qu’il doit écrire est toujours là et il ne peut s’en libérer. La mort rôde autour de lui, la police le soupçonne. Finalement il quitte Barcelone, l’histoire semble terminée, non point, une photo l’a poursuivi et il la retrouve en chair et en os. Une petite fille Cristina est là. Un roman magnifique, passionnant et envoûtant.

L’auteur nous fait découvrir Barcelone et ce cimetière des livres oubliés. Un livre a une âme, la sienne à laquelle s’ajoutent celles de ceux qui l’on lut et bien sûr celle de celui qui l’a écrit. Carlos Ruiz Zafôn entre un débat théologique et matérialiste nous amène à réfléchir sur le sens des mots, des phrases et des livres.

Thierry Jan, écrivain

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