Café littéraire : Le saintier de Jean Anglade

En Auvergne sous Louis XIV et Louis XV, à travers une famille de Viverole, l’auteur nous fait découvrir les fondeurs de cloches. Un roman passionnant entre ce métier itinérant où les saintiers sont aussi agriculteurs et paysans. On vit au rythme d’un village de la France profonde en cette fin de XVII° et ce début de XVIII° siècle.

C’est une description de ce métier, de ses pratiques, le tour de France pour acquérir d’autres connaissances. Jean Anglade nous guide dans l’Auvergne, le Forez, il emploi le patois, puis nous fait découvrir les pays : Vivarais, Lyonnais, Dauphiné, Velay, Poitou, Bourgogne, partout où il faut fondre des cloches.

Puis Pardoux Mosnier va se retrouver à Moscou sur l’invitation du tsar pour fondre la plus grosse cloche du monde. Après son voyage initiatique, il a acquis le renom et la réputation. Sa famille est par tradition fondeuse de cloches, Saintier !

On découvre à travers ce roman l’histoire et les méthodes de cette profession où l’amour du travail bien fait prédominait sur les autres considérations. C’est aussi un ouvrage historique et sociologique sur la société d’ancien régime avec les rapports entre seigneurs, église et population. Une société avec des rapports humains plus solidaires entre les hommes et où l’individualisme égoïste n’existait pas.

Un livre qui pourrait servir d’exemple à notre époque du consumérisme effréné. Nos anciens achetaient par besoin, pas par caprice ou effet de mode. On apprenait ainsi la valeur de l’argent.

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Jane Doe

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