Café Littéraire : Les années décisives de Oswald Spengler

Cet ouvrage publié en Allemagne en 1933 et l’année suivante en France est une analyse de la société occidentale. L’auteur revient au siècle des lumières pour définir sa théorie sur le capitalisme et le socialisme.

Il donne la primauté à la politique par rapport à l’économie. La politique assure la grandeur, l’économie ayant une vue étroite de boutiquier ne peut qu’engendrer la petitesse des boutiquiers. Il dénonce l’utopie de l’égalité comme étant un nivellement par le bas.

Oswald Spengler n’est pas nazi, du moins il le dit. Il nie la supériorité d’une race, mais niant l’égalité, il pose une hiérarchie des classes avec une élite créatrice et les masses sans d’autre horizon que des instincts bestiaux. L’auteur nous démontre la supériorité de cette élite. Les ouvriers n’ont qu’un rôle travailler et la réduction du temps de travail et l’augmentation des salaires est selon lui une erreur.

Nous sommes en 1933, Hitler vient d’arriver au pouvoir et applique sa politique. Oswald Spengler vante l’esprit prussien et Bismarck. Il parle de la décadence de l’occident et d’une lutte entre l’homme blanc et les autres races. Il nous dit qu’il n’est pas raciste ; en fait son racisme est basé sur votre origine sociale. Il évoque la supériorité de l’Allemagne.

En fait il nous dit tout sur ce qui va arriver six ans plus tard. Années décisives, un avertissement que les politiciens de la III° république n’ont pas su hélas entendre. Cet ouvrage anti parlementaire est une apologie du dictateur, de l’homme providentiel, une sorte de surhomme.

Un livre à lire aujourd’hui pour bien comprendre que les périls des années ‘30’ sont toujours bien présents. L’ennemi potentiel est différent, l’Allemagne ne semble plus, du moins aujourd’hui, avoir cette âme prussienne, celle des Junkers qui voulaient régenter le monde.

Thierry Jan

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