Café littéraire : Les hauts de Ramatuelle de Françoise Parturier

Ramatuelle, Saint Tropez, un monde à part du monde où les canons sociaux sont bien différents de ceux auxquels nous sommes habitués. Une société hétéroclite où les genres et les mœurs se mélangent, voire se confondent. L’auteur nous laisse découvrir le monde de la nuit avec tous ses mystères, ses règles, souvent impitoyables envers ceux qui ne joueraient pas la règle du jeu dont le principe est de savoir se taire, ne pas regarder, s’effacer.

Une sorte d’omerta que Thomas ne semble pas comprendre. Il va le payer de sa vie. Il est mineur, un peu gigolo. On ne le lui pardonne pas. Dans cette presqu’île de Saint Tropez le monde de la nuit est bien défini entre les boîtes pour garçons et
celles pour filles, comprenne qui pourra.

Car ce roman est à la fois un polar et une étude de mœurs. Dans les années ‘80’ on pouvait exprimer des opinions qui aujourd’hui seraient frappées par les censeurs tartuffes modernes. C’est tout l’intérêt de ce livre de Françoise Parturier, retrouver le
monde de la nuit de cette époque où il n’y avait pas de censure hypocrite sur les dérives d’une société décadente.

Aujourd’hui il est probable que cet ouvrage serait en partie censuré pour ses propos homophobes. Déjà Molières s’élevait contre les tartuffes. Les hauts de Ramatuelle outre son intrigue policière est un magnifique plaidoyer contre cette censure moraliste qui finalement est immorale car hypocrite.

Qui a tué Thomas gamin, mineur, Allemand  ? Ce n’est pas notre rôle de le
dévoiler, pour cela il faut lire ce roman qui nous montre une face de cette presqu’île de Saint Tropez où la vie commence avec la nuit et s’achève dans la brume naissante du jour.

Thierry Jan, écrivain

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