Café littéraire : Où tu porteras mon deuil de Dominique Lapierre et Larry Collins

La vie, la légende, la biographie de l’un des plus grands toreros de l’histoire de la tauromachie. Tout commence en Espagne dans ce sud où les passions sont vives pour ne pas dire violentes.

Nous sommes en 1936, la république est secouée par une sédition militaire qui va dégénérer en une guerre civile où des deux côtés, ceux qu’on a appelé les républicains et les phalangistes, vont se rendre coupables d’exactions et de crimes atroces dont l’Espagne mettra du temps à se relever.

1936, un petit garçon dans son village survit avec sa mère et ses sœurs, le père est une des nombreuses victimes de la guerre civile qui maintenant s’est internationalisée. Cette guerre est le terrain d’essai des Allemands et des Italiens où ils mettent au point leurs armes et techniques.

L’Espagne est pauvre et sera encore plus pauvre avec ce conflit. Les auteurs nous décrivent l’histoire de ce pays et celle de ce petit garçon qui va devenir, non sans mal, El Cordobès.

Nous découvrons ce milieu de la corrida où la mort est un culte, celui du trépas glorieux du taureau ou de l’homme. Un ouvrage magnifique sur ce pays où la profonde misère d’un peuple et la richesse d’une aristocratie étaient jusqu’à la fin du franquisme, c’est-à-dire, il n’y a pas si longtemps, une écharde dans le talon de l’Europe. Ce petit garçon grâce à la corrida s’est hissé au sommet des classes sociales.

C’est d’une certaine façon un conte de fée, celui d’un gavroche misérable qui est maintes fois tombé par terre avant de pouvoir dire merde à Rousseau et à Voltaire. C’est aussi une leçon, celle de l’espoir et de la volonté d’un homme. Peut-être là surtout la morale de ce livre.

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Jane Doe

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