Café littéraire : Un héros de passage de Patrick Poivre d’Arvor

L’histoire d’Alexandre Tabarant commence dans un petit village Pionsat en 1836. L’enfant qui a sept ans est élevé par sa grand-mère, sa mère est décédée, son père est inconnu. Heureusement il y a l’instituteur pour donner le goût de la lecture et de l’épopée à ce petit paysan. Alexandre va prendre son envol et gagner Paris, conquérir la capitale. Pour l’instant ce sont les femme qu’il conquière. Puis très vite il rencontre un grand journaliste qui lui met le pied à l’étrier.

Le Paris de Louis Philippe est corrompu, vénale, oscillant entre maîtresses et amants, certains même se les partageant. Il fait la connaissance du monde des lettres, des écrivains en multipliant les aventures. Quand sa grand-mère meurt, il découvre le secret de ses origines. Louis Philippe renversé on a le prince président.

Patrick Poivre d’Arvor nous décrit cette société de cocottes où les amants et les maîtresses se partagent les mêmes proies. Un monde où la fidélité est inconnue. Alexandre devenu journaliste à 18 ans n’a plus que deux ans à vivre. Découragé, dégouté, dépité il va se suicider à 20 ans ! Son héros né sous Charles X en 1829, décède en 1849.

Vingt ans qui ont secoué la France, deux révolutions et ce mythe de l’empereur qu’il ne reconnait pas chez le prince président. Son suicide ? Désillusion, déception, on est en plein romantisme, la vie est imposée et la mort nous en libère. Un héros de passage ? Non un héros romantique.

Thierry Jan, écrivain

Partager

Laisser un commentaire