Café littéraires : Porte d’Amériques de Marc Flament

Si Marseille est la porte de l’orient, Bordeaux est celle des Amériques. Ce roman nous entraîne dans la capitale de la Gascogne sous le règne de Louis XV. Des familles bordelaises, commerçants, armateurs, producteurs de vin sont les acteurs majeurs de ce roman, de l’économie de la monarchie dont dépend le commerce avec nos possessions du nouveau monde.

L’état de guerre larvée ou constant avec l’Angleterre, la course, les corsaires et les pirates sont les principales menaces pour l’activité économique. Les aléas d’un voyage aux Antilles, le risque encouru, tout cela détermine le coût des navires et de leurs marchandises.

Marc Flament restitue parfaitement l’ambiance de cette capitale régionale vivant de son fleuve, de son port, de l’océan et du vin. Les héros sont de divers origines, noblesse, bourgeoisie, armateurs, aventuriers. Il y a des voyous, des salauds et des gens de cœur et d’honneur.

Porte des Amériques est à la fois un roman historique et une belle balade à la découverte de cette ville d’Aquitaine, de ses quartiers, de sa cathédrale saint André et de ses églises.

L’âge d’or de cette ville avec le sinistre commerce triangulaire qui a enrichi les bordelais avec le ‘bois d’ébène’ ces esclaves noirs acheté sur les côtes africaines, vendus aux Antilles d’où l’on ramenait le sucre, le rhum et les produits tropicaux. Un ouvrage témoin d’une époque dont les rivages de la Garonne conservent le souvenir.

Thierry Jan

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