Monique Peyrat reçoit Bernadette Chirac au Gala de la Femme

Sur les photos de presse, elle est souvent en second plan. Dans les manifestations municipales, elle marche derrière son époux. On pourrait la croire effacée, spectatrice ou faisant de la figuration dans un film sans mot dire. Détrompez-vous, chers lecteurs, les apparences sont trompeuses ! Madame Monique Peyrat est une niçoise de souche et d'âme avec du sang italien dans ses veines. Donc qui dit niçoise dit femme battante qui n'a pas sa langue dans sa poche et qui donne sans compter à ce qu'elle aime ! C'est tout ce qu'elle a voulu démontré en créant, il y a dix ans déjà, l'association Nice-Présence. Une association qui s'efforce de venir en aide aux plus démunis et déshérités tout au long de l'année. Prochainement, Nice-Présence se parera de sa plus belle robe de soirée pour garnir sa bourse de dons qu'elle offrira au grand oeuvre caritatif, en faveur de l'enfance et du troisième âge. Nice-Première est allée à la rencontre de la présidente de Nice-Présence, Madame Monique Peyrat. Quand Madame Monique Peyrat, la femme du maire de Nice, devient une femme de coeur ....

Nice-Première : Le 6 Octobre prochain, l’opéra de Nice accueillera comme chaque année le « Gala de la Femme », pouvez-vous nous présenter cette nouvelle édition ?

Monique Peyrat : C’est d’autant plus intéressant cette année, car on fête les 10 ans du Gala de la Femme, mais en même temps, les 10 ans TGV Pièces Jaunes. C’est pour ça que nous avons le grand honneur d’accueillir Madame Bernadette Chirac qui descend pour le gala et c’est elle qui présidera la manifestation.

Monsieur Paul-Emile Fourny, le directeur du théâtre a voulu que ce soit quelque chose de superbe et nous avons effectivement un programme extraordinaire.
A chaque fois qu’il y a un Gala de la Femme, ce qui se produit sur scène est inédit. Le spectacle est fait pour cette soirée-là.
Il y aura la participation des trois lauréates du concours « La Révélation des Muses » dont la muse du chant, de la danse et du piano : Trois merveilleuses candidates qui ont été décorées et qui recevront une bourse d’études de 4 000 euros chacune. Elles auront ainsi l’honneur de se produire sur la scène de l’opéra pour la première fois puisqu’elles sont très jeunes.

La première partie est toujours un petit peu ludique, il y a un peu de tout.

Il va y avoir trois ballets dont un ballet assez spécial, mais c’est une surprise, mais à vous je vais vous le dire. Indépendamment des ballets classiques, j’avais envie que sur la scène de l’opéra, on puisse faire monter le Hip Hop, qui pour moi est une danse extraordinaire. On aura donc une troupe de Hip Hop qui va se mêler à une troupe classique. Chacun va se disputer la scène puis ils termineront ensembles.

Ensuite, il y aura l’hommage à Madame Chirac où on lui remettra « L’Armand de la femme ». Vous savez que Arman nous a fait un trophée ? Il y aura un petit film sur lui car malheureusement, il n’est plus là. C’est également un hommage à Arman.

La seconde partie sera purement lyrique. On aura le premier acte de la Traviata et en général, au Gala de la Femme, ce sont des chanteurs lyriques mais qui chantent simplement avec l’orchestre philharmonique, tandis que là, il y aura des décors, des costumes, l’orchestre philharmonique, encore de la danse, les chœurs d’enfants, les chœurs de l’opéra ... Il faut que vous veniez le voir (Sourire).

N-P : Pourquoi appelle t-on le trophée « Arman de la Femme » ?

M.P. : Quand je lui avais demandé de faire ce trophée, il n’était pas trop partant mais quand je lui ai dit : « Tu sais on va l’intituler l’Arman de la femme » et là il me répond : « Ah là, j’aime bien. L’Arman, l’amant j’aime ça » Alors il l’a fait, c’était très sympathique de sa part.

N-P : Parmi les personnalités présentes, il y aura Jean-Claude Brialy.

M.P. : Oui, Jean-Claude Brialy qui connaît très bien Madame Chirac. Il a accepté de venir d’autant plus qu’il tourne un film en ce moment du côté de Paris. Il se déplace spécialement. Il fera un petit flash sur la femme comme il sait très bien le faire.

N-P : Pendant ce Gala, vous rendez hommage à une femme. Comment se fait le choix de la femme de l’année ?

M.P. : Il y a 10 ans en arrière, on a voulu faire un Gala de la Femme. On l’avait fait le jour de la femme, c’est-à-dire le 8 mars et puis certains opposants ont trouvé que la journée de la femme n’était pas les « paillettes de l’opéra », donc on a décalé la date.

Dans ce gala, je voulais que l’on choisisse une femme de l’année qui ait un fil rouge avec la ville de Nice. Les bénéfices vont à une œuvre. Cette année se sera pour la fondation des hôpitaux de Paris et de France, puisque madame Chirac est la présidente. Chaque fois que nous avons fait ce gala, nous avons toujours choisi quelqu’un qui a un lien avec Nice. Par exemple, la Princesse Gabrielle de Savoie parce que nous sommes descendants du Comté de Savoie, Niki de Saint Phalle qui a offert à la ville de Nice 140 œuvres, Arlette Gruss qui a chaque fois qu’elle vient ici, donne un nombre incalculable de places gratuites pour les enfants défavorisés, Eve Ruggieri qui est une niçoise, Claude Pompidou parce qu’elle a ouvert une maison d’Alzheimer à Nice. Cette année, nous rendons hommage à madame Chirac car la Fondation des Hôpitaux de France, dont elle est la marraine, s’apprête à subventionner 13 projets dans notre région grâce à l’argent récolté lors de l’opération des Pièces Jaunes. Voilà le fil rouge (Sourire).

N-P : Bruno Della Sudda, conseiller municipal alternatifs, a écrit au sujet du choix de la femme de l’année : "un hommage à Bernadette CHIRAC, dont la contribution à la cause des femmes est totalement inexistante, du moins à ce jour ".
Qu’en pensez-vous ?

M.P. : ça ne veut rien dire, l’important c’est de récolter des fonds. L’année dernière on honorait madame Pompidou, les fonds ont servi à construire une maison pour la maladie d’Alzheimer, maladie qui frappe surtout les femmes. Cette année, les 13 projets qu’on soutient ont un lien avec la femme et les enfants. Eux, ils veulent chaque fois descendre dans la rue et lever le poing. Le Gala de la Femme, n’a rien à voir avec ça, c’est pour ça qu’on ne le fait pas le 8 mars.

N-P : Qu’est ce que vous voulez dire à ces opposants ?

M.P. : On leur a déjà dit au conseil municipal. La cause des femmes, je la défends tout le temps, je suis une féministe convaincue. Je préfère le faire à l’opéra parce que ça fait venir des gens qui ont beaucoup d’argent et les bénéfices seront beaucoup plus conséquents. C’est ridicule d’avoir fait cette remarque-là. La cause des femmes, nous la défendons à travers des soins, la recherche médicale, en aidant les enfants défavorisés ...

N-P : Le Gala de la femme s’adresse donc plus à des gens qui ont de l’argent ?

M.P. : Oui. Comment on récupère de l’argent à Nice Présence ? Je ne suis pas subventionnée puisque je suis la femme du maire donc il y aurait ingérence. Nous faisons donc des manifestations et oui, les manifestations je les fais avec des gens qui ont de l’argent et qui peuvent payer parce qu’à l’opéra tout le monde paye, y compris mon mari et moi. Il n’y a aucune place gratuite. Mais, j’ajoute quand même que les tarifs que nous avons faits sont pour tout le monde. Ça commence à 8 €, 15 €, 45 € et 75€, bien sûr je préfère que les gens viennent à 75 € mais tout le monde peut venir ! (Sourire)

N-P : Avez-vous déjà songé à la femme de l’année 2007 ?

M.P. : Alors ça, c’est un gros problème car nous avons tout le temps monté en intensité. Alors là, l’année prochaine, ça va être très difficile (Rire). J’aimerais bien que ce soit autour du sport ou de la médecine. J’ai qu’en même une idée en tête mais, je ne peux en parler parce que je ne sais pas si elle va accepter. Vous verrez, ce sera aussi un grand nom : une femme qui défend beaucoup les femmes et qui a été ministre.

N-P : Mais, là, vous en dites beaucoup.

M.P. : (Rire) Alors j’arrête-là parce que je ne sais pas si elle va accepter.

N-P : Pour terminer, comment définirez-vous le Gala de la Femme ?

M.P. : Rendez-vous de la générosité et de l’élégance parce que tout le monde aime bien s’habiller et c’est surtout le fait de mettre en avant des femmes qui le méritent comme les trois muses et puis donner du bonheur aux gens.

Prix des places : 8, 15, 45 et 75 €.

Réservations par téléphone 04 92 17 40 79 ou par Internet opera.billetterie@ville-nice.fr

Vente des billets sur place à l’Opéra.

Ouverture tous les jours du lundi au samedi de 9h30 à 17h30.

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Jane Doe

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