Nice Jazz Festival : de l’ouvrier jazzy à la blonde canadienne

Photo Jacqueline Quéhen

« Merci d’être venu malgré le prix des places » Sanseverino, le trublion d’origine napolitaine intrigue, irrite mais fascine un public amassé au cœur des arènes niçoises. L’ancien instituteur a donné ses leçons à grands coups de petites phrases dosées à souhait. Le voleur de poules s’est transformé l’espace d’une soirée en magicien des mots et des maux d’une société qu’il sait si bien décortiquer. Sa vie passée de la Nouvelle-Zélande au Mexique puis par l’Europe de l’Est lui a inculquée les sonorités si particulières qui font sa religion musicale. Violon et guitare en guise d’armes et paroles acérées comme projectiles, Sanseverino a fait feu de son talent accompagné d’accordéonistes de haut vol. C’est avec regrets que le swing du bougre prendra fin pour laisser place à un compatriote non moins talentueux en la personne de Stefano Di Battista.

Le transalpin adepte du label Blue Note embouchera son saxophone pour en boucher un coin à la foule restée bien en place sur les gradins de l’arène. Plongé dans le grand bain du jazz depuis l’âge de 13 ans, ce minot de Rome, accompagné par ses acolytes Baptiste Trotignon au piano, Fabrizio Rosso à la trompette et Greg Hutchinson à la batterie, offrira ses sonorités et son énergie à une foule en totale admiration.

La soirée filait tranquillement vers son épilogue quand la diva canadienne, Diana Krall, entra sur la scène du jardin pour régaler un public déjà sous le charme de ce brin de blonde à la voix si particulière et à l’immense talent de pianiste. Une soirée avec et sous les étoiles pour la plus grande joie d’un public nombreux et conquis qui jura, mais pas trop tard, qu’on les reprendrait au plus vite !

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