REPORTAGE : Pourquoi le vinyle a-t-il la côte ? Les disquaires niçois nous répondent

Depuis 2019, la vente de vinyles dépasse celle des CD et cela n’était pas arrivé depuis 1986. Nous sommes allés à la rencontre des disquaires niçois afin qu’ils nous expliquent les raisons de ce succès.

Alors véritable succès ou simple effet de mode ? Les disquaires de Kosimi Records (passage Nice Europe) et de The Electric Monk (3 rue Alberti) nous ont donné leur vision de ce regain de popularité.

Pour Rémi, patron de Kosimi Records, la popularité du vinyle tient d’abord dans la beauté de l’objet mais aussi dans la qualité du son qu’on « ne retrouvera pas en format numérique ou en CD ».

« Le vinyle est un bel objet de collection qu’on peut afficher chez soi. Il y a aussi ce côté vintage que les gens aiment bien », ajoute un vendeur du magasin. Il précise également que le gros travail fait par les artistes sur la pochette des vinyles, le packaging, peut être une raison supplémentaire pour les préférer aux CD. « C’est plus cher, mais parfois les pochettes sont incroyables. Il peut y avoir des posters ou des lithographies dedans, ce qu’il n’y a pas dans un CD ».


Kosimi Records, passage Nice Europe. Photo : © Love Spots Nice

À l’ouverture du magasin, il y a cinq ans, le patron de Kosimi Records pensait que le vinyle ne serait qu’un effet de mode. Aujourd’hui, il est surpris de voir qu’il n’en est rien.

Chez The Electric Monk, le patron affirme que depuis 26 ans que le magasin existe, il a « toujours eu du monde ». Seul changement depuis ces dernières années : parmi ses clients, il y a de plus en plus de jeunes qui, selon lui, achètent des vinyles parce qu’ils ont « probablement écouté ceux de leurs parents et ont aimé ça ».

Pourquoi le vinyle plutôt que le CD ?

Un même point commun chez ces deux disquaires niçois : pas de vente de CD, que des vinyles (et aussi des friperies et des bandes dessinées). Mais pourquoi ? Pour le patron de The Electric Monk, la raison n’a rien à voir avec les tendances actuelles, c’est simplement parce qu’un CD « se fauche trop facilement », surtout que lui est seul dans son magasin, difficile d’avoir les yeux partout donc.


Vinyles chez The Electric Monk, 3 rue Alberti. Photo : © Pages Jaunes

En revanche, pour le patron de Kosimi Records, c’est parce que « c’est ce qui marche le mieux ». Il ajoute que le marché du CD n’a pas de grande valeur aujourd’hui. « Si vous allez à la Fnac, le rayon vinyle a presque doublé ces dernières années, alors que le rayon CD a presque diminué de moitié ».

Le vendeur du magasin tempère tout de même, et estime que le CD n’est pas « en fin de carrière ». Même si le vinyle est plus collectionné que le CD, il reste toujours des lecteurs dans les voitures par exemple.

Le marché du vinyle semble donc avoir le vent en poupe, même s’il pourrait devenir plus cher d’ici quelques temps. Cela serait dû à une pénurie de plastique avec lequel ils sont fabriqués, tant la demande a augmenté ces derniers temps, nous dit le vendeur de Kosimi Records.

Objet de collection, meilleur son, belles pochettes… Les raisons pour lesquelles les disquaires proposent des vinyles sont variées mais nos trois disquaires interrogés semblent unanimes : le vinyle a bel et bien la côte tandis que le CD serait peu à peu laissé de côté.

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Jane Doe

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