Les cafés de l’écologie positive, ou : ce que les niçois proposent pour accélérer la transition écologique à Nice

Ce mercredi 2 mars avaient lieu les cafés de l’écologie positive, un dispositif mis en place par la métropole de Nice Côte d’Azur et qui permet aux niçois d’échanger avec les élus de la ville autour de la transition écologique.

Concrètement, cela signifie que les niçois peuvent partager leurs idées et leurs propositions pour accélérer la transition écologique au sein de la ville de Nice - idées dont tiendront compte les élus. Cette 3e édition tournait autour du thème « Ville de demain pour tous » et était animée par Richard Chemla, adjoint au maire de Nice délégué à la santé, à l’écologie et au bien-être, et par Isabelle Visentin, adjointe au maire de Nice déléguée aux cultes et au territoire Cœur de Nice.

Au cours de cette heure et demie de débats, plusieurs thèmes ont été évoqués, plusieurs niçois ont pris la parole - alternant entre propositions concrètes et plaintes à répétitions. Voici quelques-unes des propositions principales qui ont été exprimées.

Pollution sonore

Le premier thème à avoir été abordé par un des citoyens présents est la question de la pollution sonore et de l’importance de l’éducation quant à ce problème présent dans les villes. Une thématique dont la mairie semble s’occuper, comme l’a rappelé Richard Chemla, puisqu’un radar avait par exemple été installé récemment avenue Félix Faure et que d’autres radars le seraient prochainement. Il a cependant ajouté que les amendes ne pouvaient être mises que par l’État.

L’éducation dans les écoles est aussi un des principaux points sur lesquels travaille la mairie concernant la pollution sonore, un réel problème en France puisque la première cause médicale d’utilisation de médicament en France est le bruit.

Mise en place de vélos-taxis

Lors du débat, un membre de la société Happy Moov, basée à Nice, qui propose des services en vélo-taxi a fait part de sa volonté d’agrandir ce service qui, selon lui, pourrait s’adresser à un public plus large. L’adjoint au maire a été très réceptif à cette demande et a annoncé vouloir prendre rendez-vous avec la société « dans les quinze jours à venir » afin de développer ce concept de mobilité douce pour les personnes à mobilité réduite ou encore les seniors.

Concernant les déplacements en vélos, une citoyenne a proposé de fermer deux voies de la promenade des anglais tous les dimanches, afin de les réserver aux vélos. Une solution qui est « simple et ne coûte pas très cher » et qui permettrait de régler le problème du nombre de cyclistes trop important par rapport à la taille de la piste cyclable. Une proposition à laquelle l’adjoint au maire s’est dit plutôt favorable si ce n’est pour le prix trop élevé que ce système représente (30.000 € pour une journée).

Création de micro-forêts au sein de la ville

« Qu’en est-il de la création de micro-forêts au sein de la ville », demande une enseignante présente lors du débat, qui estime que la ville manque d’espaces verts et que la présence d’arbres entourés de béton ne présente pas un espace vert.

Nice est une ville verte sur les hauteurs, affirme Richard Chemla. L’enjeu est à présent de ramener la verdure dans le centre-ville, ce qui va s’avérer être « compliqué », l’avoue l’adjoint. Néanmoins, il a rappelé que toutes les crèches et les cours d’école allaient être végétalisées dans la ville, ainsi que les quartiers de l’Ariane et des Moulins.

Cette troisième édition des cafés de l’écologie positive a tout de même été ponctuées de remarques et de critiques de la part des citoyens, certains dénonçant le manque de respect des engagements qu’a pris la ville, d’autres qualifiant les pistes cyclables de « ridicules et impraticables », ou encore rappelant le fait que Nice est la « deuxième ville la plus polluée de France ».

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Jane Doe

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