Marseille : la ZFE instaurée en septembre

Dès le 1er septembre 2022, Marseille mettra à son tour en place sa Zone à Faibles Émissions (ZFE). Ainsi, les véhicules les plus polluants ne pourront plus circuler dans la cité phocéenne. L'objectif étant de réduire les émissions de CO2. Mais alors, en quoi consiste une ZFE ? Quelles seront les prochaines échéances ? Réponses dans cet article.

À Marseille, lancement de la ZFE au 1er septembre

À compter du 1er septembre, les véhicules les plus polluants ne pourront donc plus circuler dans le grand centre-ville de Marseille. Cette mesure permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans la métropole, alors que les décès prématurés liés à la pollution de l’air sont estimés à 2 500 tous les ans. Ce projet de Zone à Faibles Émissions est porté de façon conjointe par la ville de Marseille et la métropole Aix-Marseille-Provence. Alors que le projet a été lancé en 2018, une consultation publique a été réalisée en ce début d’année auprès des citoyens. La prochaine étape avant la mise en place de la ZFE est une campagne de communication à visée informative. Des panneaux de signalisation seront notamment installés au début de l’été, de manière à ce que tout soit prêt à la rentrée de septembre. Une phase pédagogique sera dans un premier temps appliquée, avant que des sanctions ne tombent pour les personnes roulant alors que la classe de leur véhicule ne le permet pas.

QUELLES ÉTAPES JUSQU’EN 2025 ?

La vignette Crit’Air est obligatoire à Marseille et sera bien nécessaire pour pouvoir circuler librement dans la métropole à partir de septembre. Puis, petit à petit, d’autres étapes viendront renforcer les restrictions. L’objectif étant que seuls les véhicules les plus propres puissent circuler au sein de la ZFE à l’horizon 2025. Concrètement, voici les prochaines dates à retenir :
•Septembre 2022. Les véhicules non classés et ceux ayant une vignette de 5e catégorie ne pourront plus rouler.
•Septembre 2023. Les restrictions concerneront les vignettes Crit’Air 4, ainsi que les plus anciennes.
•Septembre 2024. Seuls les véhicules possédant une vignette 1 ou 2 pourront rouler librement dans la ZFE à Marseille.
À noter que l’obtention de cet autocollant est faisable en quelques clics seulement et coûte 3,67 euros. Une information importante puisque d’après la préfecture, seuls 29 % des Marseillais sont équipés de la vignette Crit’Air. Alors pour mieux comprendre l’intérêt de ce dispositif, il reste nécessaire de mieux appréhender ce qu’est une ZFE.

Mais au fait, c’est quoi une ZFE ?

Les ZFE ont été instaurées afin de protéger les habitants de la pollution de l’air dans certaines villes et métropoles. Dans le périmètre de ces zones, seuls les véhicules justifiant d’un faible rejet de gaz à effet de serre sont autorisés à circuler. Les périodes où la circulation est restreinte sont déterminées par les communes elles-mêmes. Aujourd’hui, de plus en plus d’espaces géographiques sont concernés par les ZFE. En France, elles ont déjà été mises en place dans huit agglomérations, à l’exemple de Saint-Etienne, Paris ou encore Grenoble. Tout comme Marseille, les villes de Toulon ou de Strasbourg franchiront bientôt le pas, elles aussi. Alors que la transition écologique est de plus en plus, quels sont les risques encourus en cas de non-respect d’une ZFE ?

LES RISQUES EN CAS DE NON-RESPECT DE LA ZFE

Si certaines villes, à l’exemple de celle de Marseille, ont décidé d’accorder une phase de sensibilisation aux automobilistes, des sanctions peuvent être infligées dans le cas où un véhicule trop polluant roulerait sans en avoir l’autorisation. L’amende s’établit ainsi à 68 euros pour les deux-roues et les voitures. Les poids-lourds, autocars et bus, quant à eux, s’exposent à une peine de 135 euros d’amende. Il se peut en revanche que certains véhicules fassent l’objet d’une dérogation. Dans ce cas, il est nécessaire de prendre connaissance des modalités auprès de sa commune. Et, bien que l’on conduise une voiture moins polluante, certaines astuces peuvent être mises en place pour rejeter moins de CO2 dans l’atmosphère.

En conclusion

Si l’État, les entreprises ou encore les collectivités entreprennent des efforts pour diminuer la pollution de l’air, tout un chacun peut apporter sa pierre à l’édifice. Par exemple, lors de l’achat d’un véhicule neuf. Les voitures électriques sont toujours plus nombreuses sur le marché et ont une autonomie qui ne cesse de grandir. Il peut donc être intéressant de bénéficier de la prime à la conversion pour passer d’un véhicule polluant à un qui se révèle plus propre. Par ailleurs, il est nécessaire de rester attentif à l’entretien de son moyen de locomotion, une voiture mal entretenue polluant jusqu’à 50 fois plus qu’une autre. Enfin, en plus de choisir un véhicule adapté à ses besoins, il est possible de minimiser son utilisation. Par exemple, regroupez en un seul voyage vos courses et réalisez-les en revenant d’une journée de travail. Dans la mesure du possible, faites du télétravail et organisez des réunions à distance. Ainsi, vous n’aurez pas à vous déplacer et limiterez vos émissions de CO2.

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