L’Alzheimer n’est plus une fatalité, nous pouvons la contenir et la repousser

La maison des associations de Garibaldi organise deux fois par semaine les ateliers mémoires. Ils ont été lancés pour la première fois en 2009 par la conseillère municipale Pascale Ferralis. En collaboration avec la mairie de Nice et le centre Mémoire de Ressources et de Recherche, ils visent à lutter efficacement contre cette maladie.

« Le nouveau paradigme, ce n’est pas de vieillir en se sentant vieux physiquement, mais de vieillir en étant en bonne santé. » Contrairement à ce que l’on peut penser. Cette initiative n’est pas destinée pour les personnes atteinte d’Alzheimer. Ça concerne les personnes qui ont de légers troubles ou qui peuvent être potentiellement à risque. Chaque année, ils attirent plus de 300 personnes par an pour environs 320 séances. Pour Christèle Dubard, responsable du service qualité de vie à la ville de Nice « on essaye de les introduire dans un parcours santé pour le bien vieillir et le qu’ils s’y tiennent le plus longtemps possible. »

Une organisation précise et chronologique

Durant la session qui dure trois heures, c’est un petit groupe de neuf personnes qui viennent. Auparavant, ils doivent avoir été évalués par un psychologue pour permettre la validation de sa candidature pour les ateliers mémoires. « En fonction du test qui utilise l’échelle internationale MMSE, on va obtenir un score qui permet d’orienter les personnes vers une consultation adaptée », indique Christelle Dubard.

Anaïs Bergonzo, neuropsychologue et animatrice de la séance, décrit le processus des séances : « Ces ateliers sont répartis en trois niveaux. Les personnes ne vont pas dans le groupe de niveau un, deux ou trois selon leur niveau de trouble de la mémoire, mais plutôt selon un niveau chronologique. » Ces 20 séances de 1h30 sont étalées sur 18 mois durant toute l’année.

Un principe très simple

Ces ateliers préventions doivent permettre de prévenir l’apparition de la maladie d’Alzheimer. « Ils sont animés par des professionnels, c’est-à-dire des neuropsychologues exclusivement qui assurent les animations », rappelle Christèle Dubard. Ils vont apprendre à connaître la mémoire et les difficultés qui sont liées à l’âge. Le but étant de les faire travailler sur plusieurs thèmes.

Des exercices divers et variés

Lorsqu’ils ne sont pas sur les lieux, ils peuvent travailler sur des cahiers de vacances entre deux niveaux. Des quiz sur le site de la ville. Tant d’exercices qui, au-delà de l’aspect ludique, ont un véritable intérêt pour muscler leur mémoire. « Par exemple, ils peuvent travailler sur une liste de courses. Ça va leur donner des indications sur la méthode pour mieux structurer la mémoire et le travail. Ils pourront ainsi l’appliquer au quotidien », détaille Anaïs.

Une méthode de travail claire

« Aujourd’hui par exemple, on a faits des exercices qui parlent de voyage, où il faut retenir des images des phrases des capitales... tout en leur donnant des moyens mémo-techniques », explique Anaïs. Cela leur permet d’apprendre, de manière autonome, à apprendre. Ils gagnent en confiance et sont donc stimulés, ce qui réduit les risques de déclin de la mémoire. Elles vont pouvoir développer à nouveau certaines mémoires qui étaient peut-être un peu défaillantes. Elles travailleront autant la mémoire que la concentration et les fonctions exécutives.

Les différents types de mémoires

Elles sont bien différentes les unes des autres. Il existe deux grandes familles. Il y a la mémoire à court terme et à long terme. « Pour le court terme, c’est l’apprentissage de choses sur une courte durée comme un numéro de téléphone. À l’intérieur, il y a aussi la mémoire de travail qui permet de mieux regrouper les informations pour les apprendre », détaille Anaïs. La mémoire à long terme est un prolongement de la première. « Si la mémoire de travail a fonctionné, l’information passe dans la catégorie à long terme. » Il existe ainsi plusieurs mémoires dans la mémoire longue, mais ces cours s’intéressent à la mémoire épisodique et sémantique. « La mémoire épisodique concerne des souvenirs qu’on a vécu personnellement qu’on a appris dans un contexte. La mémoire sémantique concerne elle, les connaissances de cultures générales ».

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Jane Doe

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