Protoxyde d’azote : le fou rire qui peut coûter la vie

Des petites capsules argentées visibles par dizaine dans les parcs, voici le gaz hilarant. D’ordinaire utilisé dans les siphons de chantilly, dans les aérosols ou bien encore dans la médecine, son usage été détourné pour ses propriétés euphorisantes et hilarantes. Transféré dans des ballons de baudruche, le gaz devient très froid, et est inhalé.

Face à cette recrudescence, la ville de Cannes, dans les Alpes Maritimes a pris des mesures strictes et a décider de prohiber cette drogue aux personnes âgées de moins de 18 ans.
"J’ai décidé de prendre ce 29 juin deux arrêtés interdisant à Cannes leur consommation ainsi que leur vente aux mineurs", annoncé alors David Lisnard, maire de Cannes.

Valérie Jubert, médecin depuis une vingtaine d’année fait part de ses craintes face à ce gaz addictif.

Depuis combien d’année ce gaz est-il a la mode ?
Depuis deux ans environ, les premiers cas graves ont été déclarés en 2018, avec plusieurs décès.

Quels sont les effets secondaires ?
Il y en a tellement… l’asphyxie par manque d’oxygène, la perte de connaissance, le risque de chute, atteinte du système nerveux et de la moelle épinière, des troubles psychiques
C’est une drogue très imprévisible, incolore, indolore, l’effet de manque se faire ressentir immédiatement.

Avez-vous déjà eu des cas, des victimes du proto ?
Personnellement non, mais plusieurs collègues travaillant dans les hôpitaux ont signalé cette augmentation.

La ville de Cannes a interdit la vente de capsule de protoxyde d’azote aux mineurs, qu’en pensez vous ?

C’est une très bonne idée, mais il fallait l’interdire tout court. Ce gaz peut avoir des effets irréversibles. À l’avenir, je pense qu’il sera illégal.

En 2018, Yohan 19 ans, est décédé après avoir inhalé du protoxyde d’azote.
Depuis deux ans maintenant, sa mère Nadine se bat contre l’inaction des autorités.

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Jane Doe

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